L’Association des importateurs et exportateurs du Ghana (IEAG) accueille chaleureusement la décision de la Haute Cour rejetant la demande d’injonction interlocutoire déposée par l’Association des armateurs et agents de navires du Ghana (SOAAG) et certaines compagnies maritimes cherchant à restreindre la mise en œuvre de la directive réglementaire sur les taxes administratives sur les conteneurs (CAC) de la Ghana Shippers’ Authority (GSA).
La décision a affirmé sans équivoque que la directive réglementaire émise par la Ghana Shippers’ Authority le 11 mai 2026 reste valide, opérationnelle et exécutoire. Il s’agit d’une victoire significative pour l’État de droit, la certitude réglementaire et les milliers d’importateurs, exportateurs, transitaires et entreprises ghanéens qui, au fil des années, ont supporté le fardeau de frais administratifs excessifs et injustifiés sur les conteneurs.
Pendant de nombreuses années, l’IEAG, aux côtés d’autres acteurs du secteur, a constamment contesté les frais administratifs exorbitants sur les conteneurs imposés par les compagnies maritimes. Ces taxes, qui ont été initialement introduites dans des circonstances qui n’existent plus, ont continué à être perçues même si la justification de leur introduction a depuis longtemps perdu son utilité. Le résultat a été une augmentation inutile du coût des affaires, des pressions inflationnistes et un déclin de la compétitivité des entreprises ghanéennes.
Consciente de ces préoccupations, la Ghana Shippers’ Authority, après un engagement approfondi des parties prenantes et un examen réglementaire, a exercé son mandat statutaire en publiant la directive réglementaire du 11 mai 2026, plafonnant les frais administratifs des conteneurs à 720 GH₵ par unité équivalente vingt pieds (EVP) à titre de mesure provisoire en attendant la conclusion de consultations plus larges des parties prenantes en vue d’une redevance réglementée finale. La directive visait à apporter un soulagement immédiat aux expéditeurs tout en garantissant l’équité au sein du secteur du transport maritime et de la logistique du Ghana.
Malheureusement, malgré la publication de cette directive légale, plusieurs compagnies maritimes ont ignoré l’ordre réglementaire et ont continué à facturer les frais administratifs précédents, collectant apparemment des montants bien supérieurs aux 720 GH₵ par EVP approuvés auprès d’importateurs et d’exportateurs sans méfiance pendant que l’affaire était devant les tribunaux.
Maintenant que la Haute Cour a rejeté la demande d’injonction et confirmé la validité de la directive, l’IEAG estime qu’il ne peut plus y avoir aucune justification pour qu’une compagnie maritime continue de facturer au-delà du plafond réglementaire approuvé.
En conséquence, l’Association des importateurs et exportateurs du Ghana appelle respectueusement l’Autorité des chargeurs du Ghana à commencer immédiatement à appliquer strictement sa directive, sans crainte ni faveur. L’Autorité doit démontrer que les directives réglementaires émises en vertu de la loi sur l’Autorité des chargeurs du Ghana sont contraignantes pour tous les acteurs du secteur et ne peuvent être respectées de manière sélective.
Plus important encore, l’IEAG exhorte la Ghana Shippers’ Authority à ordonner à chaque compagnie maritime et agent maritime qui a perçu des frais administratifs de conteneurs supérieurs aux 720 GH₵ par EVP approuvés à partir du 11 mai 2026 de rendre immédiatement compte et de rembourser les montants excédentaires aux expéditeurs concernés. Si nécessaire, ces recouvrements excédentaires doivent être versés sur un compte désigné par la Ghana Shippers’ Authority pour faciliter une vérification transparente et le remboursement ultérieur à tous les importateurs et exportateurs concernés.
L’Association est fermement convaincue que permettre aux compagnies maritimes de conserver les fonds collectés contrairement à une directive réglementaire valide non seulement saperait la confiance du public dans l’Autorité, mais reviendrait également à récompenser le non-respect de la réglementation au détriment des entreprises ghanéennes.
En outre, nous exhortons la Ghana Shippers’ Authority à invoquer tous les mécanismes d’application disponibles en vertu de la Ghana Shippers’ Authority Act, 2024 (Loi 1122), contre toute compagnie maritime ou agent maritime reconnu coupable d’avoir délibérément violé la directive. Le respect des directives réglementaires ne doit pas être facultatif, en particulier dans un secteur qui joue un rôle aussi stratégique dans l’économie du Ghana.
L’IEAG appelle également le ministère des Transports à fournir à la Ghana Shippers’ Authority le soutien institutionnel, juridique et politique nécessaire pour réglementer efficacement le secteur du transport maritime et protéger les intérêts des importateurs et exportateurs ghanéens. Un régulateur fort et indépendant est indispensable pour garantir l’équité, la transparence et la responsabilité au sein du secteur maritime et logistique du pays.
En tant qu’association représentant les intérêts de la communauté commerciale du Ghana, nous réitérons notre soutien indéfectible aux réformes qui réduisent le coût des affaires, améliorent la transparence dans les ports, améliorent la compétitivité commerciale du Ghana et protègent les entreprises légitimes contre les pratiques commerciales exploitantes.
La décision de la Haute Cour devrait constituer un tournant dans le renforcement du respect de la réglementation au sein de l’industrie du transport maritime au Ghana. L’époque où les entités réglementées ignorent impunément les directives légales doit prendre fin.
L’Association des importateurs et exportateurs du Ghana continuera de travailler en étroite collaboration avec la Ghana Shippers’ Authority et toutes les parties prenantes concernées pour promouvoir un environnement maritime et logistique juste, transparent, efficace et compétitif au niveau international qui soutient la croissance économique nationale.
Signé
Samson Asaki Awingobit
Secrétaire exécutif
Tél : 0243575046






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