La présidente de l’Assemblée nationale, Thoko Didiza, a déclaré qu’elle ne s’opposerait pas à la tentative du président Cyril Ramaphosa d’interdire à la commission de destitution de poursuivre ses activités.
La décision de Didiza de ne pas s’opposer à l’interdiction fait suite à la décision de la commission de mise en accusation de s’opposer à la demande de Ramaphosa.
Ramaphosa a contacté le tribunal pour interdire le travail du comité de mise en accusation en attendant l’examen du rapport du comité indépendant fondé sur l’article 89.
Le panel a estimé qu’il existait une preuve prima facie que Ramaphosa avait violé la constitution.
Alors que les partis membres de la commission de mise en accusation, à l’exception de l’ANC, ont choisi de s’opposer à l’interdiction du président Ramaphosa, Didiza a choisi autrement.
Dans son avis au tribunal, Didiza, qui est la première défenderesse dans l’affaire, a déclaré qu’elle avait l’intention de se conformer à la décision du tribunal et qu’elle déposerait un affidavit explicatif au plus tard lundi.
Le porte-parole national du DA, Jan de Villiers, a répondu samedi à l’avis de l’orateur.
« Ce processus va maintenant se poursuivre au Parlement, et la position du parti est que la Cour constitutionnelle a statué que la commission de mise en accusation doit faire son travail », a déclaré de Villiers.
La demande d’interdiction de Ramaphosa sera entendue par la Haute Cour du Cap-Occidental les 15 et 16 juillet.
Cependant, Didiza a déclaré qu’elle devait être autorisée à exercer ses responsabilités et à prendre des décisions sans ingérence.
Par ailleurs, Ramaphosa, soulignant le principe de séparation des pouvoirs, a déclaré qu’il avait pris note de la décision de Didiza de ne pas s’opposer à sa tentative urgente de mettre fin à la procédure de destitution contre lui au Parlement.
Ramaphosa s’est adressé aux médias en marge d’une campagne d’inscription des électeurs de l’ANC à Kwa-Thema, Ekurhuleni, cet après-midi.






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