Nakuru- Le chaos a éclaté à Kivumbini encore une fois, alors que la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants réclamant justice pour un pêcheur local porté disparu dans des circonstances mystérieuses.
Le jeudi 23 janvier, les manifestants ont engagé des affrontements avec la police, au cours desquels plusieurs grenades lacrymogènes ont été tirées.
Plusieurs élèves d’une école voisine se sont effondrés après avoir inhalé les fumées. Les élèves concernés venaient de l’école secondaire Kimathi.
Une vidéo vue par Togolais.info montre un sympathisant aidant à transférer des étudiants inconscients à l’hôpital. Les apprenants ont été transportés d’urgence à l’hôpital du sous-comté de Langalanga pour recevoir des soins médicaux.
« Beaucoup d’enfants s’évanouissent à l’école. Les gaz lacrymogènes, c’est fini… nous devons les sauver car ils sont notre avenir », a-t-il déclaré.
Pourquoi les habitants de Kivumbini et Manyani manifestaient-ils ?
Les troubles à Nakuru, en particulier dans les domaines de Kivumbini, Manyani et Flamingo, sont entrés dans leur quatrième journée consécutive jeudi 23 janvier.
Les vastes manifestations de la population locale ont été déclenchées par la disparition de Brian Odhiambo, un pêcheur local.
Otieno aurait été arrêté par des agents du Kenya Wildlife Service (KWS) pour avoir prétendument pénétré illégalement dans le parc national protégé du lac Nakuru.
Depuis son arrestation présumée, on ignore où se trouve Odhiambo, ce qui a entraîné une montée des tensions au sein de la communauté.
Son épouse, Alvy Okello, a exprimé sa profonde détresse, déclarant que son mari n’avait été inscrit dans aucun poste de police, hôpital ou morgue.
« Nous voulons Brian vivant ou mort. Je veux savoir où est mon mari », a-t-elle demandé.
Des manifestants incendient le parc national du lac Nakuru
Jeudi, des centaines d’habitants sont descendus dans la rue, exigeant des réponses des autorités compétentes. Les manifestants en colère ont bloqué les routes, allumé des feux de joie et ont même tenté d’accéder au parc national protégé du lac Nakuru.
Les manifestants auraient incendié une partie du parc du quartier de Lima ya Ugali. Les agents du KWS ont été contraints de contenir l’incendie avant qu’il ne se propage davantage.
En représailles, la police anti-émeute a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, provoquant un chaos généralisé dans la région.
Les habitants se sont engagés à continuer de manifester jusqu’à ce qu’Odhiambo soit libéré ou que son sort soit révélé.
Un jeune de Nakuru touché à la jambe lors de manifestations
Dans le même ordre d’idées, Eliud Ochieng’, un habitant de Nakuru âgé de 22 ans, se remet de ses blessures graves après avoir, semble-t-il, été abattu par des gardes du Kenya Wildlife Service (KWS) lors de manifestations contre la disparition d’Odhiambo.
L’incident a eu lieu mardi 21 janvier dans la région de Kivumbini, à Manyani, dans le comté de Nakuru. Ochieng’, qui a subi de graves fractures à la jambe gauche, est actuellement soigné à l’hôpital de niveau 5 de Nakuru.
Le père d’un enfant a déploré l’attaque, affirmant que la communauté locale n’a jamais porté atteinte à la faune, y compris aux babouins et aux phacochères qui envahissent souvent leurs maisons, mais les rangers du KWS sont inexplicablement très durs avec les habitants.
Relecture par Mercy Nyambura Guthua, journaliste et rédactrice en chef chez Togolais.info






