Marsabit : la police arrête 4 membres de la famille liés au meurtre de jumeaux nouveau-nés

Maria

Marsabit : la police arrête 4 membres de la famille liés au meurtre de jumeaux nouveau-nés

Nancy Odindo, journaliste à Togolais.info, apporte plus de quatre ans d’expérience dans la couverture de la politique, de l’actualité et des reportages dans les médias numériques et imprimés au Kenya.

Marsabit – Un incident tragique s’est produit dans le village de Dololo Boji, à Dukana, dans la circonscription de North Horr, où des jumeaux nouveau-nés, un garçon et une fille, sont morts dans des circonstances suspectes dans la nuit de lundi 20 janvier.

Les jumeaux, nés en bonne santé le dimanche 19 janvier, sont décédés un jour seulement après la sortie de l’hôpital de leur mère.

Qu’est-ce qui a causé la mort des jumeaux nouveau-nés de Marsabit ?

Le commissaire adjoint du comté de Dukana, Nazarin Njuki, a confirmé ces décès horribles, citant une prétendue suffocation comme cause.

« Les jumeaux sont nés dimanche 19 janvier, en parfaite santé, et la mère est sortie le lundi 20 janvier », a déclaré Njuki à Citizen Digital.

La police traite l’affaire comme un homicide et a arrêté quatre membres de la famille soupçonnés d’être impliqués.

Njuki a attribué ces décès à une croyance culturelle rétrograde au sein de la communauté Gabra, qui considère les jumeaux aînés comme un mauvais présage.

Elle a condamné cette pratique, appelant à la fin des traditions qui portent atteinte à la valeur de la vie humaine.

« De telles croyances n’ont pas leur place dans la société moderne. Nous devons donner la priorité à la vie humaine plutôt qu’aux pratiques dépassées », a déclaré Njuki, exhortant la communauté à abandonner ces coutumes néfastes.

Comment le meurtre des jumeaux Marsabit a-t-il été révélé ?

L’affaire a été révélée après que les habitants ont prévenu le chef de zone, soulevant des soupçons d’acte criminel. Lorsque le chef a contacté le père des jumeaux, il a insisté sur le fait que les bébés allaient bien.

Cependant, des enquêtes ultérieures ont révélé que les jumeaux étaient morts et avaient été secrètement enterrés.

La mère, qui a nié toute implication dans ce décès, a été réadmise à l’hôpital pour bénéficier d’un soutien psychologique et de conseils.

Les forces de l’ordre ont sécurisé le lieu de sépulture alors que la Direction des enquêtes criminelles (DCI) s’apprête à reprendre l’affaire.

La police a également demandé au tribunal d’exhumer les corps pour une enquête plus approfondie, avec une autopsie destinée à déterminer la cause exacte du décès.

Cet incident met en lumière le nombre croissant de cas de meurtre, alors même que le gouvernement intensifie ses efforts pour rétablir l’ordre.

Indignation alors que des voyous présumés tuent l’homme de Mathare Mjengo

Par ailleurs, un ouvrier du bâtiment de Mathare 4A, à Nairobi, a été brutalement assassiné dans la matinée du lundi 20 janvier par des voyous présumés alors qu’il escortait son fils de trois ans à l’école.

Cet incident tragique a suscité l’indignation des habitants, qui ont bloqué la route en signe de protestation et empêché la police de récupérer le corps, les accusant de négligence dans un contexte d’insécurité croissante.

L’ancien gouverneur de Nairobi et philanthrope Mike Sonko, ému par cette histoire déchirante, s’est engagé à soutenir le jeune garçon, qui fait désormais face à la vie d’orphelin après la mort prématurée de son père.

Relecture par Otukho Jackson, journaliste multimédia et rédacteur en chef chez Togolais.info