Président Sissi : « Nous sommes la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Érythrée »


Toronto – Le président érythréen Isaias Afeworki est arrivé jeudi au Caire, en Égypte, pour une visite de travail de cinq jours.
Le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, a révélé que c’est le président égyptien Abdel Fatah Al-Sisi qui a initié la visite de travail de cinq jours d’Isaias Afeworki.
Ce qui est officiellement annoncé, c’est que la visite vise à « renforcer davantage les relations bilatérales ainsi que les questions régionales et internationales d’importance mutuelle ».
Le ministre érythréen des Affaires étrangères, Osman Saleh, fait partie de la délégation.
Selon des sources gouvernementales érythréennes, la délégation assistera à l’inauguration du nouveau Grand Musée égyptien, prévue le 1er novembre.
La visite d’Isaias Afeworki au Caire intervient quelques jours après que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a fait une nouvelle déclaration au sujet du port d’Assab, qui faisait autrefois partie de l’accès de l’Éthiopie à la mer Rouge, lors de sa dernière apparition au Parlement éthiopien cette semaine.
« Nous ne savons pas qui a pris la décision de céder Assab. Aucun document d’une seule page du gouvernement ou du Parlement n’est disponible sur la question d’Assab », a déclaré Abiy Ahmed au Parlement.
En outre, il a également déclaré qu’il n’avait pas l’intention de déclencher une guerre car la question serait résolue de manière pacifique. « Mais si la guerre éclate, personne ne nous arrêtera ! »
L’Érythrée a répondu le lendemain. La déclaration d’Abiy Ahmed est interprétée comme une menace de guerre. Il y a aussi ces analystes qui ont tendance à considérer la remarque d’Abiy Ahmed comme une autre indication du caractère inévitable de la guerre.
Quelques jours avant le discours d’Abiy Ahmed au parlement, le chef d’état-major de la Défense Berhanu Jula a fait une remarque, à l’occasion du 118e anniversaire de la Journée des forces de défense éthiopiennes, en déclarant que « deux millions ne doivent pas étouffer 200 millions », insinuant que l’Éthiopie devrait retrouver l’accès à la mer.
Les remarques de l’Érythrée et des militants érythréens sont considérées comme des coups de sabre et promettent que l’Érythrée défendra sa souveraineté.
La visite du président érythréen et de sa délégation au Caire s’inscrit dans le contexte des derniers développements.
Des sources d’information égyptiennes ont rapporté jeudi qu’Isaias et Sissi avaient discuté des moyens de coordonner les travaux sur la sécurité de la mer Rouge.
L’Égypte aurait exprimé son engagement envers « la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Érythrée ».
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