La ministre de l’INDUSTRIE et du Commerce, Nqobizitha Mangaliso Ndlovu, affirme que l’alcool illicite n’est plus seulement un crime, mais une urgence de santé publique.
Ndlovu a confirmé cette semaine que les « jeunes productifs » sont la cible de boissons dangereuses fabriquées en dehors de la loi.
« Le ministère de l’Industrie et du Commerce a noté avec inquiétude la prolifération de substances nocives et de boissons alcoolisées illicites qui exposent les consommateurs à de graves risques pour la santé, compromettent une concurrence loyale et menacent le tissu social et le développement économique de notre nation.

« Ils sont brassés dans des arrière-cours, vendus dans des bouteilles en plastique, et ils envoient les jeunes du Zimbabwe à l’hôpital.
« Malheureusement, nos jeunes productifs sont de plus en plus exposés à ces produits dangereux qui sont fabriqués et distribués clandestinement en dehors des limites de la loi », a déclaré Ndlovu dans un communiqué ce week-end.
La police de la République du Zimbabwe (ZRP) a récemment arrêté un syndicat de Harare, mais les responsables affirment que le problème est plus profond. De nombreux brasseurs se cachent dans les cours pour échapper aux inspections.
Ndlovu a déclaré : « Une campagne éclair à l’échelle nationale a révélé l’ampleur du problème : 1 009 magasins contrôlés, 40 poursuivis en justice, des stocks illicites saisis, et pourtant le commerce persiste parce que les sanctions ont été trop légères.
« Alors que les enquêtes et les procédures judiciaires progressent, le ministère réaffirme son engagement à garantir que les droits des consommateurs et la santé publique restent protégés.
« Le gouvernement pousse les tribunaux à imposer des amendes maximales pouvant atteindre 2,5 % du bénéfice annuel d’une entreprise – en vertu de la loi sur la protection des consommateurs. »
La Commission de protection des consommateurs, la ZRP et l’Autorité de contrôle des médicaments (MCAZ) travaillent désormais ensemble pour retirer des rayons les produits contrefaits et mal étiquetés.

Le ministre a prévenu que les contrevenants subiront toute la colère de la loi.
« Les auteurs seront poursuivis », a déclaré le ministre, exhortant le public à signaler les brasseurs suspects aux autorités compétentes.
« Pour les familles de Mbare et Chitungwiza, le message est direct : ‘cette bouteille bon marché pourrait coûter une vie’. »
Parallèlement, le ministère engage les tribunaux afin que des sanctions dissuasives maximales soient imposées, notamment des amendes administratives pouvant aller jusqu’à deux et demi pour cent du bénéfice net annuel, afin de garantir la conformité réglementaire et la protection des consommateurs.







