L’Afrique du Sud a soumis cette semaine un dossier d’information à la Cour internationale de Justice (CIJ), détaillant l’apparent échec d’Israël à se conformer aux ordres contraignants visant à protéger les Palestiniens à Gaza.
La Direction des Relations Internationales et de la Coopération (DIRCO) a confirmé que le dossier avait été soumis.
Il s’agit de la dernière d’une série de communications présentées par l’Afrique du Sud à la CIJ et aux Nations Unies (ONU) appelant à une action pour prévenir et punir le génocide.
En 2024, la CIJ a rendu trois ordonnances distinctes et juridiquement contraignantes imposant des mesures provisoires à Israël.
La première exigeait qu’Israël prenne des mesures pour prévenir les actes de génocide.
La seconde exigeait qu’Israël garantisse la fourniture sans entrave à Gaza de l’aide humanitaire dont elle a un besoin urgent.
La troisième a été publiée alors que l’offensive militaire israélienne à Rafah s’intensifiait, exigeant qu’Israël mette fin à l’offensive et veille à ce que le terminal de Rafah reste ouvert à l’aide humanitaire et aux enquêteurs.
Depuis lors, l’Afrique du Sud a soumis plusieurs lettres à l’ONU prouvant que le génocide se poursuit.
Le dernier dossier indique que plus de 73 000 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis 2023, et qu’au moins un enfant palestinien est tué chaque jour, en moyenne, par l’armée israélienne depuis l’annonce du soi-disant cessez-le-feu.
Ces preuves sont désormais devant un comité de juges de la CIJ chargé de surveiller la mise en œuvre des mesures provisoires et de recommander des options potentielles au tribunal.
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