La propagande renouvelée du TPLF et la menace imminente contre l’Éthiopie

Maria

Par Dula

Publications récentes, dont un article controversé de L’économisteont suscité de profondes inquiétudes parmi les Éthiopiens qui reconnaissent le schéma de désinformation qui précède historiquement les actions déstabilisatrices du TPLF (Tigray People’s Liberation Front). Une fois de plus, un récit est en train d’être élaboré pour dépeindre le TPLF comme un sauveur victime – un vieux et dangereux manuel de jeu que les Éthiopiens ont déjà vu.

De tels reportages apparaissent non seulement spéculatifs mais aussi stratégiquement manipulateurs, posant les bases pour justifier une nouvelle agression du TPLF sous le couvert d’une « intervention humanitaire ».

L’article de The Economist, intitulé « L’horreur oubliée du Tigré occidental » (9 octobre 2025), affirme que le Tigré occidental « reste sous occupation de facto par les troupes étrangères et les milices locales ». The Economist affirme également : « Au cours des prochains mois, de nombreux hommes tigréens de la région seraient rassemblés et massacrés ou déportés. »

Au contraire, Getachew Reda, l’ancien administrateur du Tigré, s’est rendu à Wolkite (Tigré occidental) le 9 septembre 2025 et n’a jamais évoqué de menaces contre la population, hormis son travail pour faciliter le retour de 700 000 Tigréens déplacés.

Si cette affirmation était vraie, tout observateur rationnel condamnerait effectivement de telles atrocités et soutiendrait une intervention. Cependant, l’histoire nous avertit que le TPLF a souvent utilisé de telles campagnes de désinformation comme arme pour déclencher l’indignation internationale et légitimer ses propres offensives, tout comme il l’a fait en novembre 2020.

Echos de novembre 2020

En novembre 2020, le TPLF a lancé une attaque surprise contre des membres endormis de la Force de défense nationale éthiopienne stationnés au Tigré, déclenchant ainsi une guerre civile. Simultanément, il a déclenché une campagne de propagande mondiale accusant le gouvernement éthiopien de tactiques de génocide et de famine contre les Tigréens. Les médias occidentaux, notamment L’économisteont amplifié ces affirmations avec peu de vérification, tandis que les agents du TPLF ont orchestré des histoires fabriquées – comme le prétendu massacre de 700 prêtres à Axoum – des histoires qui se sont ensuite effondrées sous un examen minutieux.

Ironiquement, les mêmes forces érythréennes autrefois accusées par le TPLF et ses alliés occidentaux de commettre un génocide sont désormais décrites comme des collaboratrices et des « partenaires » dans les relations régionales du TPLF. L’hypocrisie est stupéfiante. Aucun membre rationnel du TPLF qui croyait réellement à ces accusations passées ne pouvait, en toute bonne conscience, s’associer désormais à l’Érythrée. Cela équivaut à un survivant de l’holocauste qui s’associe à Hitler pour attaquer d’autres juifs.

Depuis plus d’un demi-siècle, le TPLF mène une campagne calculée de division – dressant les Éthiopiens les uns contre les autres, drainant les richesses de la nation et paralysant son unité – le tout dans sa quête du pouvoir. Cet héritage toxique a laissé l’Éthiopie marquée par des conflits ethniques, un effondrement économique et des déplacements massifs, obligeant des millions de personnes à fuir vers le Moyen-Orient et l’Europe simplement pour survivre. En collusion avec des adversaires étrangers et nationaux, le TPLF a non seulement déstabilisé l’Éthiopie, mais a également affaibli sa souveraineté et sa dignité sur la scène mondiale et fait de l’Éthiopie le plus grand pays enclavé du monde.

Il est temps pour l’Éthiopie de tracer une ligne claire dans l’histoire. L’ère du pardon sans fin doit prendre fin. Le gouvernement doit agir avec fermeté – par la justice, le recouvrement des avoirs et la responsabilisation, y compris

trahison – pour garantir qu’une telle trahison ne se reproduise jamais. Le TPLF doit comprendre que toute blessure infligée à l’Éthiopie finit par saigner également le Tigré. Une Éthiopie divisée condamne tout son peuple à la souffrance, mais une Éthiopie forte et unie offre espoir, stabilité et dignité à chaque citoyen, y compris à ceux du Tigré.

Implication étrangère et alliances stratégiques

Comme le souligne l’analyse ci-jointe, les éléments de preuve suggèrent que l’attaque du TPLF en 2020 a été coordonnée avec des acteurs étrangers, notamment l’Égypte et le Soudan. Leurs intérêts s’alignaient : affaiblir l’Éthiopie pour faire dérailler les progrès sur l’Abay (Grand barrage de la Renaissance éthiopienne) et déstabiliser un gouvernement résistant au contrôle étranger. L’objectif du TPLF était de reconquérir le pouvoir, tandis que l’Égypte et le Soudan cherchaient à exploiter le chaos interne de l’Éthiopie pour faire avancer leurs ambitions territoriales et hydropolitiques. Des personnalités comme Tedros Adhanom en 2020 et maintenant Fetlework Gebregziabher (Mongorino) continuent d’entretenir des liens internationaux visibles, avec des visites en Égypte qui suscitent des inquiétudes légitimes quant à une coordination renouvelée, à l’image des bases diplomatiques posées avant la guerre de 2020.

Un appel à la vigilance et à un journalisme responsable

Le gouvernement éthiopien – et tous les Ethiopiens en fait – doivent rester vigilants. Chaque cycle d’agression du TPLF commence par une vague de désinformation bien conçue visant à gagner la sympathie mondiale et un levier diplomatique. Les médias comme L’économiste doivent être tenus responsables de la publication d’affirmations invérifiables qui risquent de raviver le conflit.

Conclusion

Le TPLF se nourrit du chaos, de la désinformation et de la sympathie d’un public mal informé au Tigré. La stabilité de l’Éthiopie dépend de la vigilance et des médias qui refusent d’être utilisés comme porte-voix pour la propagande. Le monde ne doit plus tomber dans ce piège.

Dula Abdu est une écrivaine américaine spécialisée dans l’économie, la politique, la finance et la technologie.

Note de l’éditeur : les opinions exprimées dans l’article ne reflètent pas nécessairement celles de Togolais.info.

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