Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Nairobi – Le célèbre caricaturiste kenyan Kibet Bull a partagé son chagrin après avoir perdu une prestigieuse opportunité de bourse en Israël.
Le talentueux artiste, connu pour ses dessins satiriques, a révélé la nouvelle dévastatrice vendredi 10 janvier dans un post sur Twitter.
« J’ai perdu le stage en Israël. La vie n’en vaut plus la peine », a écrit Kibet
La bourse, qui était une opportunité de rêve pour Kibet, lui aurait permis d’améliorer ses compétences agricoles et d’acquérir une visibilité internationale en Israël.
Cependant, son enlèvement fin 2024 a fait dérailler ses plans, le laissant aux prises avec le désespoir et l’incertitude quant à l’avenir.
Comment Kibet a-t-il financé son voyage en Israël
Avant son enlèvement, la mère de Kibet, Caroline Mutai, avait fait de grands efforts pour soutenir le rêve de son fils.
Elle a emprunté 100 000 KSh pour garantir son billet d’avion pour Israël, espérant que cette opportunité marquerait un tournant dans sa vie.
Mais l’enlèvement a brisé ces espoirs. Kibet a été porté disparu quelques jours seulement avant son départ prévu.
« Il a été enlevé trois jours avant son départ prévu pour Israël après avoir obtenu une bourse pour étudier une maîtrise en ingénierie agricole. Il m’avait demandé de lui donner l’argent pour le billet d’avion. J’ai fait de mon mieux pour obtenir 100 000 KSh plus de l’argent de poche. « Comme je n’avais pas cet argent, j’ai été obligée d’emprunter à quelqu’un et de le restituer avec intérêts », a-t-elle révélé dans une récente interview.
La famille a enduré une pénible période d’incertitude avant qu’il ne soit finalement retrouvé vivant, bien que secoué et profondément marqué par cette expérience.
Kibet va-t-il continuer à critiquer le gouvernement
Comme indiqué précédemment, Kibet a révélé qu’il était revenu sain et sauf après avoir été enlevé pendant deux semaines, partageant les détails de son abandon à Luanda, dans le comté de Vihiga.
Sa libération a suivi celle de son frère, Rony Kiplangat, qui a été enlevé de la même manière puis libéré, recevant le prix du bus avant d’être laissé à Machakos.
Kibet a annoncé son intention d’atténuer ses critiques à l’égard du gouvernement, invoquant des problèmes de sécurité après son épreuve.
En réfléchissant à son expérience, Kibet a partagé les conséquences psychologiques de la captivité et a fait allusion à la gravité de sa situation avec des remarques sarcastiques.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






