CAN 2027 : le Togo peut-il retrouver la phase finale dans une compétition déjà sous tension ?

Maria

CAN 2027 : le Togo peut-il retrouver la phase finale dans une compétition déjà sous tension ?

Absents de la Coupe d’Afrique des nations depuis 2017, les Éperviers entament les éliminatoires de l’édition 2027 avec une occasion réelle de rompre leur série d’échecs. Mais leur groupe, composé de l’Algérie, de la Zambie et du Burundi, exige de faire mieux que lors de la campagne précédente. En arrière-plan, les interrogations sur les pays hôtes et le litige autour de la finale de la CAN 2025 placent la Confédération africaine de football sous surveillance.

Pour le Togo, la CAN 2027 commence le 25 septembre 2026 à domicile contre le Burundi. Ce premier match n’attribuera aucun billet à lui seul. Il dira pourtant beaucoup de la capacité des Éperviers à aborder autrement une campagne qui doit mettre fin à près d’une décennie d’absence en phase finale. Dans un groupe où figure l’Algérie, le Togo ne peut pas considérer les rencontres contre ses autres adversaires comme de simples étapes préparatoires analyse 226foot.com. Chaque point perdu dès l’ouverture risque de peser lourd en mars 2027, lorsque les qualifications s’achèveront. La CAF a programmé Togo–Burundi à 16 heures pour cette première journée.

La compétition se déroulera, selon le calendrier officiel, du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Il s’agira de la première CAN organisée conjointement par trois pays. Cette perspective donne au tournoi une portée particulière pour l’Afrique de l’Est. Mais elle suscite aussi des questions sur la préparation des infrastructures et sur la capacité de la CAF à tenir ses échéances. À cela s’ajoute une autre crise : au moment où commencent les éliminatoires de 2027, l’attribution du titre de la CAN 2025 fait encore l’objet d’une procédure devant le Tribunal arbitral du sport.

Ces polémiques ne doivent pas servir d’excuse sportive au Togo. Elles constituent le cadre dans lequel les Éperviers devront gagner leur qualification. Pour les supporters togolais, deux questions méritent donc d’être séparées. La première porte sur l’équipe : a-t-elle les moyens de finir parmi les deux premiers de son groupe ? La seconde concerne l’organisateur : la CAF peut-elle garantir un tournoi bien préparé et des règles comprises de tous ? Une réponse favorable à l’une n’entraîne pas automatiquement une réponse favorable à l’autre.

Dix ans sans CAN : une absence devenue le sujet central

La dernière participation du Togo à une phase finale remonte à la CAN 2017. Depuis, plusieurs campagnes ont nourri le même espoir avant de s’achever sans qualification. Cette durée change la nature de l’objectif. Il ne s’agit plus simplement, pour les Éperviers, de réussir une campagne parmi d’autres. Retrouver le tournoi continental est devenu le premier résultat concret sur lequel leur progression sera jugée.

La campagne de qualification pour la CAN 2025 fournit un point de comparaison récent. Le Togo partageait son groupe avec l’Algérie, la Guinée équatoriale et le Liberia tout en évitant de justesse le Cameroun, une aubaine des éperviers précise la presse en ligne camerounaise. L’Algérie et la Guinée équatoriale ont obtenu les deux places qualificatives. Les Éperviers ont terminé leur parcours par une victoire 3-0 contre les Équato-Guinéens à Lomé, mais ils étaient déjà éliminés. Cette victoire a montré qu’ils pouvaient battre un adversaire qualifié ; elle a aussi illustré la différence entre gagner un match et construire une campagne assez régulière pour terminer dans les deux premiers.

Les confrontations avec l’Algérie avaient été révélatrices. Le Togo avait perdu 5-1 à l’extérieur, puis 1-0 à Lomé. Ces deux résultats ne racontent pas exactement le même match, mais ils représentent au total six points laissés à un concurrent. Or l’Algérie se retrouve une nouvelle fois sur la route des Éperviers pour 2027. Le Togo ne doit pas bâtir tout son calcul sur un exploit contre elle ; il ne peut pas non plus aborder ces rencontres avec l’idée que les points sont déjà perdus.

Le précédent de 2025 invite surtout à regarder la totalité du parcours. Une sélection peut produire une bonne prestation à domicile et sortir malgré tout si elle a laissé filer des points contre un adversaire direct ou subi une lourde défaite qui fragilise sa différence de buts. La qualification se joue sur six journées, avec peu de temps pour corriger un mauvais départ.

Un groupe difficile, mais sans pays hôte

Le tirage au sort a placé le Togo dans le groupe I, avec l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Dans ce groupe, les deux premières équipes se qualifieront directement pour la phase finale. Les trois pays organisateurs sont qualifiés automatiquement, mais aucun d’eux ne figure dans la poule togolaise : le Togo relève donc de la règle générale des deux places, et non du cas particulier des groupes comprenant un hôte.

L’Algérie apparaît comme le nom le plus imposant du groupe. Elle a terminé la précédente campagne qualificative sans défaite et a déjà dominé le Togo à deux reprises sur la route de la CAN 2025. Son statut ne lui garantit toutefois aucun résultat dans cette nouvelle campagne. C’est précisément pour cela que le Togo doit chercher à lui disputer chaque point possible, sans réduire sa qualification à ces seules confrontations.

La Zambie représente un autre type de défi. Dans une poule où deux tickets sont disponibles, les rencontres contre elle pourraient peser directement dans le classement final. Le Burundi, de son côté, ne peut pas être traité comme une équipe dont les points sont acquis d’avance. Le match inaugural à Lomé offre au Togo un avantage concret — jouer devant son public — mais cet avantage n’existe au classement que s’il se traduit par un résultat.

C’est là que commence le raisonnement sportif. Supposer que l’Algérie finira première et que la seconde place se jouera uniquement contre la Zambie serait prématuré. Les résultats du Burundi peuvent modifier l’équilibre du groupe, et une surprise contre l’Algérie peut changer les calculs. La seule approche solide consiste à traiter les matches contre les trois adversaires comme des occasions de prendre des points, tout en reconnaissant le poids particulier des confrontations directes.

Les premières journées sont prévues dans la fenêtre internationale qui s’étend du 21 septembre au 6 octobre 2026. Les troisième et quatrième journées doivent suivre en novembre ; les deux dernières se joueront en mars 2027. Ce calendrier concentré laisse peu de place aux tâtonnements. Une équipe qui change plusieurs fois de méthode ou de structure entre septembre et mars risque de chercher sa formule au moment où les places seront déjà presque distribuées.

Patrice Neveu face à une obligation de résultats

Le sélectionneur Patrice Neveu a convoqué un groupe de 25 joueurs pour les premières rencontres contre le Burundi et la Zambie. Parmi les nouveautés signalées par la CAF figure la première convocation d’Henri Koudossou. Une nouvelle sélection peut élargir les options, mais elle ne règle pas à elle seule les problèmes d’une équipe. Ce qui comptera sera la capacité du groupe à former rapidement une défense cohérente, à créer des occasions et à rester compétitif d’un match à l’autre.

Le sélectionneur devra notamment répondre à une question que la précédente campagne a laissée ouverte : comment éviter que les écarts de niveau observés lors de certaines rencontres ne décident de la qualification avant les dernières journées ? La défaite 5-1 contre l’Algérie en 2024 n’interdit pas d’espérer un meilleur résultat en 2026. Elle oblige en revanche à préparer avec précision les rencontres contre des adversaires capables de punir chaque perte de balle ou chaque désorganisation.

L’autre exigence concerne les matches que le Togo peut raisonnablement espérer gagner. Une équipe peut défendre correctement contre le favori de son groupe et manquer tout de même la CAN si elle ne transforme pas ses occasions face aux autres concurrents. Les supporters attendront donc davantage qu’une prestation courageuse : ils voudront voir des points pris, notamment à domicile.

Il serait tentant d’annoncer dès maintenant que Neveu joue son avenir sur le seul match contre le Burundi. Aucun premier match ne résume six journées. Mais l’évaluation de son travail doit être claire. La sélection togolaise ne peut pas se satisfaire éternellement de progrès difficiles à mesurer. Après trois CAN manquées depuis 2017, l’objectif de qualification doit être assumé publiquement, puis jugé au classement final. La qualité du jeu, l’intégration de nouveaux joueurs et la solidité défensive compteront ; le billet pour 2027 restera le critère décisif.

La CAN 2027 aura-t-elle lieu comme prévu ?

Pendant que les équipes se préparent, un débat continue d’entourer l’organisation du tournoi. La CAF a attribué la CAN 2027 au Kenya, à la Tanzanie et à l’Ouganda en septembre 2023. Elle a fixé le match d’ouverture au 19 juin 2027 et la finale au 17 juillet. À la date du 24 septembre 2026, aucune décision officielle n’a retiré la compétition à ces trois pays ni annoncé son report.

Cela ne signifie pas que les inquiétudes soient inventées. L’organisation à trois pose des difficultés matérielles réelles. Les équipes devront disposer de stades conformes, de terrains d’entraînement et d’hébergements adaptés. Les déplacements entre villes et entre pays devront être praticables. Les diffuseurs, les services médicaux et les dispositifs de sécurité devront fonctionner pendant toute la compétition, pas seulement lors du match d’ouverture.

La CAF a effectué une inspection de huit jours dans les trois pays, achevée début septembre 2026. Ses représentants ont examiné des équipements sportifs ainsi que des hôtels, des aéroports et d’autres installations. Le président de la confédération, Patrice Motsepe, a ensuite maintenu sa confiance dans les organisateurs, tout en reconnaissant que le travail devait s’accélérer. Ces deux éléments doivent être rapportés ensemble : la CAF poursuit ses contrôles et reconnaît qu’il reste des tâches importantes.

Pour les Éperviers, cette incertitude ne change pas l’objectif immédiat. Ils doivent se qualifier sur le terrain selon le calendrier publié. Pour les supporters qui envisageraient de voyager en Afrique de l’Est, elle impose en revanche de distinguer les dates générales du tournoi des informations encore attendues sur les villes, les stades, les affiches et la billetterie. La CAF n’a pas encore officialisé l’ensemble des sites de la phase finale.

Le CHAN, à la fois argument et avertissement

Les trois pays hôtes disposent d’une expérience commune récente. Ils ont accueilli en août 2025 le Championnat d’Afrique des nations, le CHAN, compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats de leur pays. Ce tournoi a permis de mettre à l’épreuve une partie de leur coordination et de leurs équipements. Il serait injuste d’ignorer qu’il s’est finalement tenu.

Mais il serait tout aussi trompeur de passer sous silence son report. La CAF avait repoussé le CHAN afin de laisser davantage de temps à la mise aux normes des installations. Le précédent justifie que les observateurs demandent aujourd’hui où en sont les travaux pour la CAN. Il ne démontre pas que la même décision sera prise en 2027 : le CHAN a offert du temps et de l’expérience supplémentaires aux organisateurs.

La CAN reste cependant une opération d’une autre dimension. Elle rassemble les meilleures sélections africaines et attire une audience internationale plus large. La réussite du CHAN ne vaut donc pas homologation automatique de tout ce dont la CAN aura besoin. C’est le rôle des inspections, des échéances et des décisions de la CAF de vérifier les progrès.

Le débat public gagnerait à quitter les formules définitives. Dire que les organisateurs « ne seront jamais prêts » dépasse ce que les informations disponibles permettent d’affirmer. Dire que tout est réglé serait également excessif tant que la liste finale des sites et les résultats détaillés des préparatifs ne sont pas connus. La bonne question est plus précise : quels équipements restent à terminer, dans quels délais et avec quelles solutions si l’un d’eux ne répond pas aux exigences ?

Une autre polémique poursuit la CAF : la finale de 2025

L’organisation matérielle n’est pas la seule source de défiance. Le football africain entame le cycle de la CAN 2027 alors que la finale de l’édition 2025 entre le Sénégal et le Maroc fait encore l’objet d’un litige. Après des incidents pendant cette rencontre, la commission de discipline de la CAF avait sanctionné des acteurs des deux camps. Elle avait initialement rejeté la réclamation de la fédération marocaine visant le comportement de l’équipe sénégalaise.

En mars 2026, la commission d’appel de la CAF a renversé cette décision sur le point essentiel. En appliquant l’article 84 du règlement de la CAN, elle a déclaré le Sénégal forfait et enregistré le résultat de la finale à 3-0 en faveur du Maroc. Il s’agit d’une décision institutionnelle publiée par la CAF, et non d’une simple contestation née sur les réseaux sociaux.

La fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport, le TAS. Elle demande l’annulation de la décision de la CAF et souhaite que le Sénégal soit déclaré vainqueur de la CAN 2025. Une audience est prévue le 8 octobre 2026. Au moment où cet article est rédigé, il serait impossible d’affirmer quel sera le jugement du tribunal.

Cette affaire ne modifie pas, en l’état, le groupe du Togo. Elle concerne néanmoins tous les participants à la CAN suivante. Une compétition repose sur la confiance dans ses règlements et dans leur application. Que deux organes de la CAF soient arrivés à des conclusions différentes, puis que le litige soit porté devant le TAS, oblige l’institution à expliquer ses décisions avec une rigueur particulière. Les Éperviers comme leurs adversaires doivent savoir, avant le début des matches, quelles règles s’appliquent et comment les contestations seront tranchées.

Il faut également refuser les raccourcis. Le score enregistré par la commission d’appel, les sanctions disciplinaires et la procédure du TAS ne sont pas une seule et même chose. Le droit des fédérations à contester une décision fait partie du fonctionnement du sport. C’est l’issue de la procédure qui permettra de dire où se situe définitivement le titre disputé.

Où se situe la FIFA dans ces débats ?

La FIFA est parfois citée dans les polémiques sur la CAN 2027 comme si elle en était l’organisatrice. Ce n’est pas le cas. La compétition appartient à la CAF, qui l’a attribuée aux trois pays d’Afrique de l’Est et qui conduit les qualifications. La FIFA intervient notamment dans l’établissement du calendrier international, lequel conditionne la disponibilité des joueurs sélectionnés. D’après le communiqué de la CAF, le Conseil de la FIFA a approuvé les dates annoncées pour la phase finale.

Cette distinction a une conséquence importante. Une approbation des dates par la FIFA ne signifie pas que chaque stade a été validé. Elle ne constitue pas non plus une décision de la FIFA sur l’affaire Sénégal–Maroc. Mélanger ces responsabilités donne une explication simple à des problèmes qui relèvent, en réalité, d’instances et de procédures différentes.

La FIFA connaît par ailleurs ses propres controverses de gouvernance. En septembre 2026, l’abandon d’un projet visant à ouvrir certaines activités commerciales liées à ses compétitions à des investisseurs extérieurs a provoqué des critiques. Des dirigeants de l’UEFA et de la CONCACAF ont demandé un examen indépendant de ses réserves financières et proposé d’accroître les sommes distribuées aux associations membres. C’est un débat sur la gestion du football mondial. Aucun élément vérifié ne permet d’en faire la cause directe des difficultés de préparation de la CAN 2027.

Pour le Togo, la question concrète reste l’accès à des compétitions prévisibles : connaître les périodes de rassemblement, disposer des internationaux convoqués et préparer les déplacements assez tôt. Les querelles institutionnelles peuvent affecter le climat du football mondial ; elles ne remplaceront jamais les points nécessaires à la qualification.

Une réforme de la CAN qui ajoute de l’incertitude

La CAF a également annoncé son intention de modifier le rythme de la Coupe d’Afrique des nations. Selon le calendrier présenté, une édition suivrait celle de 2027 dès 2028, puis la compétition passerait à une fréquence de quatre ans. Une Ligue des nations africaine doit prendre place dans cette nouvelle organisation. La CAF a d’ailleurs sollicité des candidatures pour accueillir les CAN 2028, 2032 et 2036.

Pour le Togo, qui attend une phase finale depuis 2017, cette discussion n’est pas théorique. Si la CAN se joue moins souvent à terme, manquer une qualification pourrait signifier une attente plus longue avant la prochaine occasion. À l’inverse, la nouvelle Ligue des nations pourrait offrir davantage de rencontres de haut niveau si son format, ses dates et ses moyens tiennent leurs promesses. Ses effets réels ne peuvent pas encore être mesurés.

Cette réforme ne doit pas non plus créer une confusion immédiate : la CAF continue de programmer la CAN 2027 dans les trois pays hôtes, puis une édition en 2028. Les Éperviers ont donc un objectif précis devant eux. Spéculer sur la valeur future d’une compétition ne doit pas détourner l’attention du groupe I.

Le débat pose néanmoins une question légitime aux dirigeants du football africain : comment changer une compétition majeure tout en gardant la confiance des équipes et de leurs publics ? Une réforme réussie ne se juge pas uniquement à la simplicité de son calendrier. Elle doit préserver la valeur sportive du titre, donner aux sélections des matches utiles et assurer aux fédérations une visibilité suffisante pour planifier leur travail.

Le rendez-vous que le Togo ne peut plus repousser

Toutes ces discussions convergeront vers une réalité plus simple à Lomé : le Togo devra marquer, défendre et prendre des points. Le Burundi constitue son premier adversaire ; la Zambie et l’Algérie suivront dans une campagne courte. Ni les retards possibles des stades est-africains, ni la procédure du TAS, ni les débats au sein de la FIFA ne pourront transformer une troisième place de groupe en qualification.

Le premier indicateur sera la manière dont les Éperviers commenceront. Gagner à domicile donnerait une base à la campagne et éviterait de devoir courir après les points dès les rencontres suivantes. Un autre résultat ne signerait pas automatiquement l’élimination, mais il réduirait la marge d’erreur. L’équipe devra ensuite montrer qu’elle peut voyager sans subir le type de défaite qui a marqué sa précédente confrontation en Algérie, puis rester efficace dans ses duels directs.

La CAF, de son côté, a un autre contrat à remplir. Elle doit mener les qualifications avec des règles lisibles, suivre publiquement la préparation des trois pays organisateurs et prendre à temps les décisions que l’état des installations exigera. Elle doit aussi laisser la procédure sur la finale de 2025 suivre son cours, sans présenter comme définitivement réglée une affaire portée devant le TAS.

Le Togo a une possibilité réelle de retrouver la CAN, mais aucune place ne lui est promise. Deux équipes sortiront du groupe I. Après dix ans d’absence, l’enjeu n’est plus de démontrer que les Éperviers savent produire ponctuellement un bon match. Il est de prouver, sur six journées, qu’ils peuvent être l’une des deux équipes les plus régulières de leur poule. C’est cette réponse-là que les supporters attendent d’abord.

Informations arrêtées au 24 septembre 2026, avant Togo–Burundi et avant l’audience du TAS annoncée pour le 8 octobre.