

Par Bilelegne Gashaw Mengistu
Alors que les Éthiopiens continuent de souffrir sous un régime oppressif, nombreux sont ceux qui se demandent s’il n’existe pas une meilleure façon d’apporter un changement. La récente lutte pacifique menée à Madagascar, qui a renversé le président Rajoelina, offre une lueur d’espoir. À Addis-Abeba, la capitale, un mouvement pacifique pourrait être la clé d’un avenir meilleur.
Alors que le monde regarde Gaza se reconstruire, une histoire similaire de déplacement et de lutte se déroule à Addis-Abeba. Des milliers de personnes, expulsées de force de leurs foyers, se retrouvent désormais sans abri adéquat, sans moyens de subsistance ou sans dignité. Les fausses « reconstructions urbaines et développement de corridors » du gouvernement ont eu un coût humain considérable, laissant derrière elles une traînée de familles et de communautés déplacées.
La jeunesse urbaine d’Addis-Abeba pourrait jouer un rôle crucial en dirigeant ce mouvement. Grâce à leur énergie, leur créativité et leurs connaissances technologiques, ils pourraient mobiliser leurs pairs et sensibiliser à la nécessité du changement. Les médias sociaux pourraient être un outil puissant dans cet effort, permettant aux militants de diffuser leur message et de créer une dynamique.
Pour y parvenir, les habitants d’Addis-Abeba pourraient adopter plusieurs stratégies. Ils pourraient s’engager dans une mobilisation de masse, en organisant des protestations et des manifestations à grande échelle pour montrer un large soutien au changement. Les campagnes sur les réseaux sociaux pourraient être utilisées pour sensibiliser, mobiliser le soutien et contrer la propagande gouvernementale. La désobéissance civile pourrait également être utilisée pour contester des lois et des politiques injustes.
La constitution d’une large coalition de partisans sera cruciale pour atteindre cet objectif. Les organisations de la société civile, les partis d’opposition et les dirigeants communautaires devraient se rassembler et coordonner leurs efforts. La communauté internationale pourrait également jouer un rôle en soutenant la population d’Addis-Abeba, en usant de son influence pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il respecte les droits de ses citoyens et réponde à leurs demandes.
L’exemple de Madagascar montre qu’une lutte pacifique peut être un moyen efficace de provoquer un changement. En travaillant ensemble et en utilisant des tactiques non violentes, les habitants d’Addis-Abeba peuvent exiger un avenir meilleur pour leur ville ainsi que pour l’ensemble du pays. Il est temps pour la jeunesse d’Addis de prendre les devants et de façonner son propre destin.
Note de l’éditeur : les opinions exprimées dans l’article ne reflètent pas nécessairement celles de Togolais.info.
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