Uasin Gishu : Drame au tribunal d’Eldoret alors qu’une femme accuse son beau-frère d’avoir repris sa maison

Maria

Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.

Uasin Gishu- Un conflit familial qui couvait depuis un certain temps a éclaté de façon dramatique au palais de justice d’Eldoret.

C’était après qu’une femme ait accusé son beau-frère d’avoir repris de force la maison qu’elle avait construite avec son mari et de menacer leur sécurité.

Qu’est-ce qui a déclenché la confrontation dramatique au tribunal d’Eldoret ?

Cette procédure chargée d’émotion a vu Nancy Kigen et son beau-frère, Peter Kigen, s’engager dans un échange tendu alors que les détails d’un conflit foncier amer faisaient surface devant la salle d’audience bondée.

Nancy, une infirmière attachée au Rift Valley Technical Training Institute (RVTTI), a déclaré au tribunal qu’elle et son mari, Daudi Kigen, vivaient dans la peur après avoir été chassés de leurs biens matrimoniaux par Peter.

Un rapport de Citizen Digital a révélé qu’elle affirmait que le différend avait atteint un point où elle se sentait désormais comme une réfugiée dans sa propre maison.

Selon Nancy, l’accusée avait occupé la maison qu’elle avait construite avec son mari et avait refusé de la quitter malgré les efforts répétés pour régler le problème.

La plaignante a en outre allégué que Peter les avait déjà menacés et cherchait activement à déshériter son mari des terres familiales.

Le tribunal a appris que le conflit tourne autour d’une parcelle de terrain située dans le village de Kiptimet, dans le sous-comté d’Ainabkoi, où résident plusieurs membres de la famille.

Nancy a déclaré à la magistrate Beatrice Toroitich que bien que Peter possède déjà une partie du vaste terrain familial où se trouve sa ferme, il aurait continué à s’immiscer dans les biens appartenant à son mari.

Elle a également informé le tribunal que leurs vies restaient en danger en raison de l’hostilité persistante.

L’affaire est devenue plus compliquée lorsque des informations ont été révélées selon lesquelles Peter aurait coupé des arbres matures sur le terrain litigieux malgré un avertissement antérieur du tribunal lui ordonnant de maintenir la paix pendant que l’affaire reste pendante devant le tribunal.

L’accusation a indiqué que les actes allégués avaient eu lieu malgré les ordonnances existantes le mettant en garde contre toute ingérence dans la propriété.

Nancy a en outre déclaré au tribunal qu’elle et son mari avaient investi leurs propres ressources pour aider Peter et ses enfants en leur construisant une maison.

Elle s’est dite surprise qu’il se soit retourné contre eux et ait continué à occuper le domicile conjugal de son mari.

Comment Peter Kigen a-t-il répondu aux allégations ?

Cependant, en réponse, Peter a nié tout acte répréhensible et a soutenu qu’il n’avait pas illégalement pris possession de la maison.

Il a admis avoir vécu dans le domicile conjugal de son jeune frère, mais a insisté sur le fait qu’il l’avait fait avec la permission de son frère tout en achevant la construction de sa propre maison.

Peter a accusé Nancy d’avoir induit le tribunal en erreur en décrivant son séjour temporaire comme une prise de contrôle illégale.

Il a fait valoir que son occupation de la maison n’était que pour une période limitée et ne revenait pas à s’emparer de la propriété, contestant les revendications concernant la propriété du terrain litigieux.

Selon lui, aucun des frères n’est propriétaire des parcelles qu’ils occupent actuellement car les terres restent immatriculées au nom de leur père.

Peter a nié les accusations selon lesquelles il aurait détruit la moto de Nancy d’une valeur de 104 000 KSh lors d’un incident qui se serait produit le 5 juin 2025 dans le village de Kiptimet.

Les procureurs de l’État ont identifié cinq témoins qui devraient témoigner alors que l’affaire se déroule jusqu’à une audience complète.

Dans sa décision, la magistrate Toroitich a adressé un sévère avertissement à l’accusé, lui ordonnant de ne pas s’immiscer dans la propriété litigieuse ni de menacer le plaignant de quelque manière que ce soit.

Le magistrat a averti que le non-respect des directives du tribunal entraînerait de graves conséquences, notamment l’annulation immédiate des conditions de sa caution.

L’affaire devrait être mentionnée le 8 septembre 2026, lorsque le tribunal émettra de nouvelles instructions alors que les deux parties se préparent pour la prochaine étape de la procédure.