La Haute Cour de Pretoria a appris que les avocats en exercice font partie des groupes les plus vulnérables du secteur juridique, car ils ne peuvent pas solliciter de travail directement auprès de leurs clients et doivent s’appuyer sur des avocats pour leurs dossiers.
Le conseil général du barreau, représenté par l’avocat Norman Arendse, a présenté des arguments au tribunal dans une affaire impliquant quatre cabinets d’avocats, qui contestent la constitutionnalité du Code du secteur juridique.
Webber, Wenzel, Bowmans, Werkmans et Deneys (anciennement Norton Rose Fulbright) ont contacté le tribunal pour revoir la réglementation, affirmant qu’elle n’est pas applicable et qu’elle risque de porter atteinte à la profession.
C’est une affaire qui a donné l’espace à la fraternité juridique noire pour exprimer des frustrations de longue date concernant la lenteur de la transformation du secteur juridique.
Diverses organisations représentant les avocats noirs s’opposent depuis mardi à ce qu’elles considèrent comme une attaque contre les efforts visant à transformer la profession.
Ils soutiennent que les quatre cabinets d’avocats souhaitent conserver les codes génériques actuels, dans lesquels ils affirment que les jeunes avocats sont confrontés à des obstacles non seulement pour exercer mais aussi pour être informés.
L’avocat Norman Arendse a déclaré que les avocats ne peuvent pas aller chercher des clients ; ils doivent attendre qu’un avocat instructeur soit informé.
« Ils doivent rester assis là et attendre du travail, et c’est la chose la plus déchirante, quand des jeunes doivent partir parce qu’ils ne peuvent pas survivre. »
Le tribunal a appris qu’au cours des cinq dernières années, plus de 400 avocats ont démissionné et quitté le barreau parce qu’ils n’arrivaient pas à joindre les deux bouts.
Le code du secteur juridique exige 50 pour cent de propriété noire, dont 25 pour cent de femmes noires et 50 pour cent de représentation noire dans les postes de direction d’ici cinq ans.
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