Prisons secrètes et la disparition des innocents

Maria

Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info

Abdullahi Ali

Du 5 avril 2023 au 6 février 2025, Dayib a dirigé le bureau de sécurité du SRS avec un poing de fer, transformant des maisons secrètes en prisons non officielles et détenant illégalement des individus sans motif. Son mandat a été marqué par des violations flagrantes des droits de l’homme, notamment des disparitions forcées, des violences psychologiques et physiques, et un mépris total de l’état de droit.

Parmi les nombreuses victimes des tactiques brutales de Dayib, il y avait un individu qui a été pris sans explication, les yeux bandés et a tenu sa captive dans un endroit caché pendant deux mois. Aucune accusation n’a été présentée, aucun procès n’a été mené et leurs proches n’avaient aucune connaissance de leur sort. Pendant deux mois, ils ont vécu dans l’obscurité, privés de leurs droits fondamentaux, isolés du monde sans savoir pourquoi ils ont été pris ou ce qui leur arriverait.

Lorsque le cauchemar a finalement pris fin, ce n’était pas un acte de justice ou des forces de Mercy Dayib collaient simplement les yeux de la victime à nouveau et les ont jetés sur le trottoir comme des ordures jetées. Les cicatrices physiques et psychologiques d’une telle épreuve ne s’estompent pas facilement. Le traitement cruel des détenus sous le commandement de Dayib démontre un manque total d’humanité, un fonctionnaire du gouvernement qui exerçait le pouvoir sans responsabilité.

Un héritage de peur et d’anarchie

Les méthodes de Dayib reflètent les pires régimes autoritaires de l’histoire faisant taire les gens par la peur, le secret et la force brute. Les prisons secrètes sont illégales en vertu du droit national et international, mais Dayib les a transformés en arme, les utilisant pour punir les individus sans procédure régulière. Ses actions ont laissé des blessures profondes dans la communauté, les familles déchirées et les victimes ont été traumatisées, ne sachant jamais quand ou si elles seraient libérées.

Ces crimes ne peuvent pas être oubliés. Les responsables de ces violations des droits de l’homme doivent être tenus responsables et les victimes doivent recevoir la justice. Le monde doit reconnaître Dayib pour ce qu’il était vraiment: pas un protecteur de la sécurité, mais un architecte de la terreur.

La justice doit prévaloir

L’ère des prisons secrètes, des détentions illégales et des sanctions brutales doit prendre fin. Les enquêtes doivent être lancées dans les actions de Dayib, et ceux qui ont souffert sous son règne doivent se voir donner une voix. Le silence qui a permis à ces crimes de persister doit être brisé et les personnes responsables doivent être exposées.

Les gens n’oublieront pas. Et la justice n’attendra pas éternellement.

Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info

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