Potentiel de conflit entre la TPLF, l’Érythrée et le gouvernement éthiopien

Maria

Éthiopie _ Érythrée _ TPLF Éthiopie _ Érythrée _ TPLF
Archive (journaliste éthiopien)

Nama Nekemto

Le potentiel de conflit résultant de l’interaction complexe entre l’Érythrée, le Front de libération du peuple Tigray (TPLF) et le parti de la prospérité est une question de préoccupation importante. Bien que la possibilité d’un conflit armé existe, je pense que le Premier ministre Abiy Ahmed est peu susceptible de lancer une guerre avec ces entités. Cette évaluation est basée sur plusieurs facteurs cruciaux.

Premièrement, les capacités militaires actuelles du gouvernement éthiopien sont considérablement affaiblies. Deuxièmement, la nation est aux prises avec un grave ralentissement économique et une inflation généralisée, limitant sévèrement les ressources pour l’engagement militaire. Troisièmement, une érosion considérable du soutien public au gouvernement a été observée, ce qui pourrait entraver de manière significative toute entreprise militaire. Quatrièmement, le manque d’unité nationale et l’augmentation de la dissidence interne sape la capacité du gouvernement à mobiliser un soutien efficace pour un effort de guerre.

De plus, la relation précaire entre les parties susmentionnées ajoute à la complexité de la situation. La dynamique actuelle des tendances impliquant l’Érythrée, le TPLF et le parti de la prospérité soulèvent de sérieuses préoccupations concernant le potentiel d’escalade. Mon évaluation est que le Premier ministre Abiy Ahmed trouverait le lancement d’un conflit contre l’Érythrée et le TPLF très contre-productif et stratégiquement imprudent. Cette conclusion est renforcée par les observations suivantes:

1. L’efficacité de la Force nationale éthiopienne a été compromise.

2. L’opposition du TPLF a été réduite, mais reste une menace importante.

3. Le moral au sein de l’armée éthiopienne est faible.

4. Les difficultés économiques et l’inflation élevée posent un défi substantiel.

5. Le gouvernement a perdu le soutien des anciens alliés.

6. Le gouvernement manque de soutien public généralisé.

7. La dissidence et la résistance du public augmentent.

8. Le soutien international et les relations diplomatiques avec les pays voisins sont tendus.

9. Les divisions internes du parti de la prospérité, alimentées par des tensions ethniques et l’intérêt personnel, menacent la stabilité.

10. L’érosion de l’unité nationale et du sentiment patriotique au sein de la population entraverait tout effort de guerre.

En conclusion, bien que le potentiel de conflit reste une préoccupation valable, la confluence de ces facteurs réduit considérablement la probabilité que le Premier ministre Abiy Ahmed lance une guerre avec l’Érythrée et le TPLF. Les coûts et les risques associés à un tel conflit sont beaucoup trop importants pour justifier l’entreprise.

Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info

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