La mine Gold One, auparavant au cœur de deux prises d’otages, a confirmé le licenciement de plus de 400 travailleurs.
La mine Gold One Modderfontein à Springs. Photo : Eyewitness News/Jacques Nelles
JOHANNESBURG – C’est un début d’année amer pour l’exploitation Gold One Modder East à Springs après un bain de sang dans l’emploi.
Les esprits se sont enflammés parmi les travailleurs après que la mine a publié les noms de 400 travailleurs licenciés pour avoir organisé une grève illégale l’année dernière.
Un conflit de travail concernant les droits d’organisation à la mine de Springs a vu plus de 500 travailleurs incapables de refaire surface d’un puits souterrain.
Le Syndicat national des mineurs (NUM) a affirmé qu’il s’agissait d’une prise d’otages, tandis que son rival, l’Association des mineurs et du syndicat de la construction (AMCU), l’a qualifié de sit-in volontaire.
Le document, vu par Nouvelles des témoins oculairesest le calendrier médical de sortie avec les noms de 401 travailleurs.
Selon la loi, la mine est tenue de procéder à un examen physique des travailleurs dans les 30 jours suivant leur licenciement.
À la fin de l’année dernière, l’entreprise a institué des audiences disciplinaires pour tous les travailleurs impliqués dans le conflit de travail initial.
Bien que la mine ait initialement déclaré qu’il s’agissait d’une prise d’otages organisée par des travailleurs affiliés à l’AMCU, l’entreprise a tenu pour responsables tous les travailleurs souterrains.
Ils sont accusés d’avoir organisé une grève sauvage, mettant ainsi des vies en danger et coûtant des millions de rands à l’entreprise.
Le conflit de travail est devenu meurtrier lorsqu’un enquêteur interne enquêtant sur l’affaire a été abattu près de son domicile.
Un autre responsable a été grièvement blessé sous terre lors de la deuxième prise d’otages.
Malgré les SMS de la direction programmant des examens médicaux de sortie, certains travailleurs affirment ne pas connaître les licenciements.






