

Toronto – Les 10 principaux partis d’opposition en activité dans le pays ont annoncé mercredi une condition préalable à leur participation aux 7es élections législatives qui devraient avoir lieu en juin 2026.
Ils ont appelé à la fin des conflits dans toutes les régions du pays et à la libération inconditionnelle des prisonniers politiques comme condition pour leur participation aux élections.
L’Éthiopie connaît depuis plusieurs années des conflits majeurs dans la région d’Amhara et d’Oromia.
Entre 2020 et 2022, la guerre sanglante entre le gouvernement dirigé par Abiy Ahmed et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) aurait coûté la vie à plus de 60 000 personnes originaires des régions d’Afar, d’Amhara et du Tigré.
La guerre dans la région d’Amhara, qui a débuté en août 2023, aurait également coûté la vie à des milliers de civils et plus de quatre millions d’élèves ne seraient pas scolarisés en raison du conflit.
En novembre 2023, quelques partis d’opposition ont tenté d’organiser une manifestation pacifique à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, pour appeler à la fin de la guerre dans le pays.
Cependant, non seulement le gouvernement l’a interdit, mais les organisateurs des principaux partis, dont le Parti révolutionnaire du peuple éthiopien, ont été arrêtés pendant des mois.
Les dix partis d’opposition qui ont publié une déclaration lundi ont déclaré qu’il n’y avait aucun fondement pour un processus démocratique dans le pays.
Plus explicitement, ils ont déclaré qu’il n’y avait pas de conditions favorables pour les prochaines élections et qu’ils ne voyaient pas l’intérêt d’y participer dans les circonstances actuelles.
Au cours des derniers mois, seuls cinq ou six partis d’opposition ont publié des déclarations communes pour exprimer leur résistance aux politiques et actions gouvernementales qu’ils jugent contraires aux intérêts du pays. Cette fois, le nombre est plus grand, ce qui indique l’importance de l’affaire. Les partis sont désormais plus diversifiés en termes de régions.
Les autres partis sont le Parti révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRP), Arena Tigary, le Congrès fédéraliste oromo (OFC), le Front de libération oromo (OLF), Medrek, Balderas, Hiber Ethiopie, le Parti social-démocrate éthiopien (ESDP), le Mouvement national Wolaita (WNM) et le Parti de l’unité démocratique du peuple All Sidama.
Notamment, le parti Enat, le Parti pour la justice sociale des citoyens éthiopiens (EZEMA) et le Mouvement national d’Amhara (NaMA) n’ont pas participé à l’appel à la fin de la guerre. Ces deux derniers ont été largement critiqués pour être des cliques au pouvoir du Parti de la Prospérité, même s’ils l’ont nié. Chacun d’eux occupe un poste ministériel au sein du cabinet du parti au pouvoir.
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