Le succès de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dépendra non seulement de la réduction des barrières commerciales, mais également du renforcement de la coopération régionale, de l’amélioration des infrastructures commerciales et de la création d’opportunités pour les entreprises à travers le continent, selon Mohammed Ali, directeur en charge du commerce des marchandises au Secrétariat de la ZLECAf.
S’exprimant lors d’un récent épisode du podcast de la ZLECAf, le directeur Mohammed Ali a souligné l’importance d’une mise en œuvre coordonnée des politiques et d’une action collective entre les pays africains pour tirer pleinement parti des avantages du marché unique africain. Il a noté que même si la ZLECAf fournit le cadre d’une intégration économique plus approfondie, son succès sera en fin de compte déterminé par l’engagement des États parties à établir des institutions efficaces, à moderniser les systèmes commerciaux et à faciliter la circulation fluide des biens et des services à travers les frontières.
Il a souligné qu’une gestion efficace des frontières et des mesures de facilitation des échanges restent essentielles pour réduire le coût des affaires, améliorer la compétitivité et attirer les investissements. Selon lui, des procédures douanières rationalisées, une logistique améliorée et des systèmes de transport efficaces sont essentiels pour libérer tout le potentiel du commerce intra-africain.
Le Directeur Mohammed a en outre souligné la nécessité d’une collaboration durable entre les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires de développement et le secteur privé pour relever les défis de longue date qui continuent d’entraver le commerce en Afrique. Ceux-ci incluent des lacunes en matière d’infrastructures, des incohérences réglementaires, des goulots d’étranglement logistiques et une capacité industrielle limitée dans de nombreuses régions du continent.
L’un des principaux thèmes de la discussion a été le rôle des petites et moyennes entreprises (PME), qu’il a décrit comme l’épine dorsale des économies africaines et un moteur essentiel du programme de la ZLECAf. Il a noté que des systèmes de paiement harmonisés, des procédures douanières simplifiées et des cadres commerciaux numériques efficaces élargiraient considérablement les opportunités de marché pour les entreprises africaines, en particulier celles dirigées par des femmes et de jeunes entrepreneurs.
La conversation a également souligné l’importance croissante du commerce numérique et des systèmes financiers intégrés pour accélérer la transformation économique. Le directeur Mohammed a observé que les solutions numériques peuvent aider les entreprises à surmonter les barrières géographiques, à améliorer leur efficacité et à se connecter plus facilement aux marchés du continent, faisant ainsi progresser les objectifs plus larges d’intégration et d’industrialisation de l’Afrique.
Le podcast de la ZLECAf continue de servir de plate-forme importante de dialogue entre les décideurs politiques, les experts, les entreprises et les partenaires de développement, contribuant ainsi à approfondir la compréhension du public sur l’Accord et son potentiel de transformation. Grâce à de tels engagements, le Secrétariat de la ZLECAf cherche à promouvoir une plus grande sensibilisation, à renforcer la participation des parties prenantes et à soutenir la mise en œuvre de l’initiative commerciale phare de l’Afrique visant à créer un marché continental unique et à favoriser un développement économique durable.






