Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Uasin Gishu – Une femme d’Eldoret accusée d’avoir volé un garçon de six ans a avoué avoir acheté l’enfant.
Monicah Kwamboka, qui a comparu devant le magistrat principal d’Eldoret, Cheronoh Kesse, a admis avoir acheté l’élève de première année à une femme qui lui était liée par l’intermédiaire de sa tante.
Quelle raison Kwamboka a-t-il donnée pour acheter un enfant ?
Un rapport de Citizen Digital a révélé que Kwamboka avait déclaré au tribunal qu’elle avait acheté la mineure pour 30 500 KSh.
Elle a expliqué qu’elle n’avait pas pu concevoir après avoir perdu son premier-né.
Kwamboka a fait appel à la clémence du tribunal, demandant à être libérée afin de pouvoir amener la dame qui, selon elle, lui avait vendu l’enfant.
Kwamboka, qui a été au centre de cette affaire inquiétante, a révélé que ses problèmes ont commencé après avoir tragiquement perdu son premier-né.
Suite à cette perte, la suspecte a expliqué qu’elle ne parvenait pas à concevoir à nouveau malgré avoir trouvé un autre mari.
Désespérée d’avoir des enfants, Kwamboka s’est tournée vers une femme du domaine Langas, à Eldoret, qui lui a vendu l’enfant.
La transaction criminelle présumée a eu lieu le 16 mai 2024, lorsque l’enfant, qui vivait à Langas, a été porté disparu.
Des documents judiciaires montrent que le jeune garçon a été volé dans son domicile situé dans la zone d’habitation informelle du comté d’Uasin Gishu, une région connue pour sa communauté très unie mais aussi pour sa vulnérabilité à la criminalité.
Comment la dame d’Eldoret a-t-elle identifié son fils disparu ?
Au cours de la procédure, la mère biologique du garçon, Abscondita Azenga, qui cherchait désespérément son fils depuis plus d’un an, était visiblement émue en racontant son douloureux voyage.
Azenga a expliqué comment, après des mois de recherches, elle a reçu un appel du commissariat de Langas lui demandant de venir identifier un enfant.
Elle a raconté que lorsqu’elle est arrivée au commissariat, on lui a montré une photo du garçon et elle l’a immédiatement reconnu comme étant son fils disparu.
Ces retrouvailles émouvantes n’ont cependant pas encore été pleinement confirmées, car l’affaire fait toujours l’objet d’une enquête.
L’accusation a demandé que des tests ADN soient effectués sur la femme accusée, Kwamboka, et sur la mère biologique, Azenga, afin de confirmer la maternité de l’enfant.
Dans une décision de justice, le magistrat Kesse a ordonné que le garçon soit placé dans un centre de secours privé situé à Pioneer Estate, à la périphérie d’Eldoret City.
Le tribunal a également ordonné que les tests ADN soient effectués à la pharmacie gouvernementale du comté de Kisumu, les tests étant déjà programmés.
De son côté, Kwamboka a été détenue au poste de police de Langas au fur et à mesure que l’affaire progresse, le tribunal fixant la prochaine date au 29 octobre 2025.
Les résultats des tests ADN seront essentiels pour déterminer les prochaines étapes de la procédure judiciaire.
Une femme de Nairobi surprise en train de vendre un bébé
Ailleurs, une femme de Nairobi, Eunice Awino, a été arrêtée après avoir vendu son bébé d’un mois pour 40 000 KSh.
Elle a fait état de graves difficultés financières : abandonnée par le père de l’enfant, ayant du mal à s’occuper de trois enfants, luttant contre l’anémie et incapable de payer le loyer, la nourriture ou les factures d’hôpital.
L’acheteur était une Tanzanienne qui a déclaré avoir été moquée par ses proches parce qu’elle était stérile et qu’elle voulait désespérément un enfant.
Elle ne connaissait pas la procédure légale d’adoption et a déclaré qu’elle avait conclu la transaction sans savoir que ce n’était pas légal.
Relecture par Jackson Otukho, rédacteur en chef chez Togolais.info.






