Une délégation sud-africaine se rend à Washington pour éviter un autre coup potentiel aux exportations

Maria

Une délégation sud-africaine se rend à Washington pour éviter un autre coup potentiel aux exportations

L’Afrique du Sud se rend cette semaine à Washington pour tenter d’éviter un nouveau coup dur potentiel pour les exportations, alors que les responsables gouvernementaux se préparent à contester les nouveaux tarifs douaniers proposés par les États-Unis.

Une délégation sud-africaine comparaîtra devant le représentant commercial américain lors d’une audience publique de trois jours sur les projets d’imposition de droits de douane supplémentaires sur les importations en provenance de plusieurs pays, dont l’Afrique du Sud.

Les mesures proposées font suite à une enquête américaine qui a conclu que le pays n’a pas d’interdiction spécifique et exécutoire sur les importations produites par le travail forcé.

Alors que le gouvernement sud-africain affirme que les lois existantes en matière de travail, de douane et de lutte contre la traite des êtres humains offrent déjà des garanties adéquates, les autorités américaines affirment que ces mesures ne répondent pas aux attentes internationales.

L’audience intervient à un moment sensible pour les relations commerciales entre Pretoria et Washington, alors que l’Afrique du Sud est déjà confrontée à des incertitudes quant à son accès préférentiel au marché américain dans le cadre de l’African Growth and Opportunity Act.

Dans le même temps, les exportateurs ont également dû faire face à des menaces tarifaires de l’administration Trump.

Le gouvernement devrait faire valoir que l’imposition de nouveaux tarifs pénaliserait injustement les entreprises et les travailleurs locaux, plutôt que de répondre aux préoccupations concernant le travail forcé.

Il devrait également souligner l’engagement du pays à respecter les droits du travail et les obligations commerciales internationales.

Si les tarifs sont approuvés, les produits sud-africains exportés vers les États-Unis deviendraient plus chers et moins compétitifs.

Les secteurs susceptibles d’être les plus durement touchés sont le secteur automobile, l’agriculture et l’exploitation minière ; des secteurs qui soutiennent des milliers d’emplois et génèrent des milliards de rands de recettes d’exportation.

Les audiences se termineront plus tard cette semaine, après quoi le représentant américain au commerce décidera s’il convient de mettre en œuvre, de modifier ou d’abandonner les tarifs proposés.