Un groupe de pression universitaire CONTINENTAL a demandé au gouvernement de répondre aux griefs soulevés par les professeurs suspendus de l’Université du Zimbabwe (UZ).
La Coalition africaine pour la liberté académique (ACAF) a écrit au ministre de l’Enseignement supérieur et supérieur, Fredrick Shava, pour déplorer la manière dont l’institution a géré la grève de l’année dernière à l’UZ.
Dans cette lettre, l’ACAF fait part de ses inquiétudes quant au rétrécissement de l’espace réservé à la liberté académique, marqué par la mise en échec du syndicalisme.
« Nous partageons la position de l’AUT selon laquelle adhérer à un syndicat et s’engager dans des actions de grève sont des droits légitimes, inscrits dans les lois nationales et internationales en vigueur au Zimbabwe.
« Par conséquent, les tentatives visant à politiser les activités syndicales et à soumettre les membres à de telles épreuves sont préoccupantes et jugées injustifiées. À cet égard, l’AUT, en tant qu’organisation apolitique, a le droit d’organiser et d’exercer ses fonctions légales et légitimes conformément aux lois nationales et internationales, sans être soumise à des intimidations, des arrestations, des rétrogradations, entre autres.
« Compte tenu des violations commises contre l’AUT, l’ACAF demande respectueusement l’intervention directe de vos bons offices pour entamer un dialogue constructif avec l’AUT, annuler toutes les décisions prises contre la direction et les membres de l’AUT et le syndicat lui-même qui violent les libertés académiques et syndicales », lit-on dans la lettre.
L’année dernière, les professeurs de l’UZ ont lancé une action revendicative, exigeant une augmentation de leurs salaires. Ils ont exigé 2 250 dollars, contre 230 dollars actuellement.
Les tuteurs ont refusé de procéder aux examens et ont plutôt organisé un piquet de grève devant l’université.

En réponse, l’UZ a suspendu la direction de l’AUT, l’organisme représentant les enseignants.
« Ces violations, documentées par l’ACAF et confirmées par les dirigeants de l’Association des professeurs d’université (AUT) du Zimbabwe et par des entretiens avec d’autres défenseurs des droits de l’homme, indiquent un schéma troublant de mépris de la liberté académique et des droits syndicaux au Zimbabwe, contraire aux lois et normes internationales auxquelles le Zimbabwe est partie », peut-on lire dans la lettre.






