

Par Surafel Getahun
L’Éthiopie est actuellement confrontée à une grave crise des soins de santé alors que des milliers de médecins, d’infirmières et de professionnels de la santé sont en grève, exigeant de meilleurs salaires, amélioration des conditions de travail et fin de répression du gouvernement. La grève, qui a paralysé les hôpitaux à travers le pays, met en évidence la faillite approfondie entre le Parti de la prospérité au pouvoir et les travailleurs essentiels du secteur public. La réponse lourde du gouvernement – y compris les arrestations, l’intimidation et la conscription forcée – a tiré une condamnation généralisée et des risques exacerbant le système de santé déjà fragile de l’Éthiopie. Cet essai examine les causes de la grève, la répression du gouvernement et les conséquences à long terme pour la santé publique et la stabilité politique de l’Éthiopie.
1 et 1 Causes de la grève des professionnels de la santé
A. Mauvais conditions de travail et faibles salaires
Rémunération inadéquate: Malgré le travail dans des environnements à haut risque (en particulier pendant les conflits et les épidémies de maladies), les médecins éthiopiens gagnent aussi peu que 200 à 400 $ par mois, bien en dessous des normes régionales.
Manque de fournitures médicales: les hôpitaux manquent souvent de médicaments de base, de gants et d’oxygène, obligeant les médecins à travailler avec des ressources limitées.
Installations surpeuplées: En raison du sous-financement, les hôpitaux publics sont submergés, avec des ratios doctorants / patients parmi les pires en Afrique.
B. négligence du gouvernement et promesses rompues
La partie de la prospérité a ignoré à plusieurs reprises les demandes syndicales d’augmentation des salaires et de meilleures infrastructures. Les promesses de salaire des dangers pendant Covid-19 et la guerre de Tigray n’ont jamais été pleinement honorées.
C. Répression politique et peur des représailles
Des professionnels de la santé qui ont précédemment protesté ont été arrêtés ou licenciés, créant un climat de peur. Le gouvernement étiquette les médecins frappants comme «anti-P-P-P-P-Passe» ou «terroristes», décourageant la dissidence.
2 La réponse du gouvernement: répression et travail forcé
A. Arrestations de masse et intimidation
– Les forces de sécurité ont détenu des dizaines de médecins et de travailleurs de la santé à Addis-Abeba, Oromia et Amhara. Menaces contre les licences médicales – le gouvernement avertit des professionnels frappants qu’ils perdront leur accréditation.
B. Conscription forcée sous l’état d’urgence
En utilisant des décrets d’urgence, le gouvernement a rédigé des médecins frappants au service militaire, affirmant qu’ils sont nécessaires pour des «fonctions nationales». Certains médecins déclarent être contraints de travailler dans des camps militaires sous la menace d’une peine d’emprisonnement.
C. campagnes de propagande et de frottis
Les médias d’État dépeignent les médecins frappants comme des «traîtres» ou des agents de groupes d’opposition comme l’Armée de libération de l’Oromo (OLA) et la milice Fano. Les représentants du gouvernement les accusent d’abandonner les patients tout en ignorant leurs griefs légitimes.
3 et 3 Impact sur le système de santé de l’Éthiopie
A. Effondrement des services de santé publique
Les hôpitaux détournent les patients, avec seulement des cas d’urgence recevant des soins minimaux. L’augmentation de la mort évitable des femmes enceintes, des patients atteints de maladies chroniques et des civils blessés par la guerre sont à risque extrême.
B. Braveuse du cerveau: les médecins fuyant l’Éthiopie
De nombreux professionnels de la santé recherchent l’asile à l’étranger ou déménagent dans des cliniques privées, aggravant la crise des soins de santé publique. L’Éthiopie a déjà l’un des ratios doctoraux par habitant les plus bas au monde (0,1 médecin pour 1 000 personnes), la grève aggravera cela.
C. Érosion de la confiance dans le gouvernement
La répression a rendu l’opinion publique contre le parti de la prospérité, de nombreux Éthiopiens accusant le gouvernement, pas les médecins. Les manifestations se propagent à d’autres secteurs (enseignants, personnel universitaire), signalant un mouvement de travail plus large.
4 Implications futures: une catastrophe imminente
A. Dommages à long terme aux soins de santé.
Si la grève se poursuit, l’Éthiopie pourrait faire face à une génération d’hôpitaux en sous-effectif, aggravant la mortalité maternelle, les épidémies de maladies infectieuses et les crises de malnutrition. Les réductions d’aide étrangère peuvent suivre si les donateurs perdent confiance dans la gouvernance des soins de santé en Éthiopie.
B. escalade des troubles civils.
La répression du gouvernement pourrait radicaliser davantage de professionnels, les poussant vers des mouvements d’opposition. Les grèves générales pourraient déstabiliser l’économie, similaire aux manifestations soudanaises de 2019 qui ont renversé Omar al-Bashir.
C. répercussions internationales
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Amnesty International ont condamné le traitement par l’Éthiopie des médecins. Si les abus se poursuivent, l’Éthiopie risque de sanctionner davantage ** et l’isolement des partenariats mondiaux de santé.
Conclusion: un gouvernement en guerre avec son propre système de santé
La grève médicale éthiopienne n’est pas seulement un différend de main-d’œuvre – c’est le symptôme de l’échec de la gouvernance systémique. La répression brutale du Parti de Prosperity peut supprimer temporairement les manifestations, mais elle accélérera l’effondrement du système de santé de l’Éthiopie et approfondira la colère du public. Si le gouvernement continue de hiérarchiser la coercition sur le dialogue, les conséquences seront catastrophiques: plus de décès, plus d’instabilité et une nation dépouillée de ses guérisseurs.
Note de l’éditeur: L’article est apparu en premier sur la page SM personnelle de Kebour Ghenna
__
S’abonner : https://Togolais.info/subscribe-borkena/





Attaque du bus scolaire de Kakamega : un conducteur raconte comment des crétins ont blessé des élèves et des enseignants