Sous le feu des critiques, le directeur exécutif de ZIMURA, Chimhini, démissionne

Maria

Sous le feu des critiques, le directeur exécutif de ZIMURA, Chimhini, démissionne

Le directeur exécutif de la Zimbabwe Music Rights Association (ZIMURA), Polisile Ncube Chimhini, a démissionné, mettant ainsi fin à un mandat de 30 ans entaché de controverses ces derniers mois.

Dans un communiqué, le conseil d’administration de ZIMURA a cherché à présenter le départ de Chimhini comme une décision volontaire de « poursuivre d’autres voies professionnelles », mais son départ intervient à un moment où l’association est confrontée à des réactions négatives soutenues de la part des musiciens concernant des allégations de corruption, de gouvernance opaque et d’exploitation systématique des artistes.

« Le conseil d’administration de l’Association des droits musicaux du Zimbabwe (ZIMURA) souhaite informer officiellement ses membres et parties prenantes que Mme Polisile Ncube Chimhini a terminé son mandat de directrice exécutive de l’association, avec effet immédiat.

« Cela fait suite à une période d’engagement et de réflexion, au cours de laquelle Mme Chimhini a indiqué son intention de poursuivre d’autres avenues professionnelles après de nombreuses années de service dévoué à l’Association et au secteur plus large de la propriété intellectuelle », peut-on lire dans le communiqué.

Chimhini a été reconnu coupable l’année dernière de fraude par le magistrat de Harare, Rufaro Panavanhu, portant ainsi encore davantage atteinte à la crédibilité des dirigeants de l’organisation.

Elle laisse ZIMURA en proie à un conflit amer avec ses membres, dont beaucoup accusent la direction de s’enrichir tandis que les musiciens reçoivent des redevances dérisoires malgré les revenus provenant de la diffusion et des licences.

Les tensions se sont aggravées lorsqu’une enquête menée par Earground a révélé que l’association, par l’intermédiaire de son nouveau président du conseil d’administration, Alexio Gwenzi, avait, via Seeff Zimbabwe, où il est employé comme agent immobilier.

Les musiciens se sont depuis mobilisés contre les dirigeants, les accusant de marginaliser les artistes et de gérer ZIMURA comme un magasin fermé.

En réponse, l’association a qualifié les membres mécontents de « groupe dissident ».