Le journaliste de Togolais.info, Harry Ivan Mboto, a plus de trois ans d’expérience dans le reportage sur la politique et l’actualité au Kenya.
Le député de Homa Bay Town, Peter Opondo Kaluma, a accusé la police d’avoir aggravé la montée des violences à Kasipul à l’approche des élections partielles du 27 novembre.
Kaluma a averti que l’inaction signalée par les policiers créait une instabilité dans la circonscription.
Selon lui, les autorités semblent cibler spécifiquement Boyd Were, le candidat de l’ODM en lice pour succéder à son défunt père, Ong’ondo Were, assassiné à Nairobi.
La police de Homa Bay cible-t-elle Boyd Were ?
Kaluma a allégué que les troubles sont perpétrés par l’officier divisionnaire des enquêtes criminelles (DCIO) à Oyugis.
Il a cité des incidents récents au cours desquels la police aurait fait une descente lors du rassemblement électoral de Boyd Were et dans la propriété de son défunt père, tirant des coups de feu qui ont laissé des cartouches de balles épuisées éparpillées sur le sol.
Kaluma a déclaré que ces actions dénotaient une menace délibérée contre la vie du candidat et a appelé à une intervention immédiate pour éviter une nouvelle escalade.
« Nous avons besoin de paix à Kasipul et dans tout le comté de Homa Bay. Nous ne permettrons pas que cela continue. Nous demandons que tous les officiers impliqués soient immédiatement déplacés de Kasipul », a déclaré le député.
Des agents de la DCI ont-ils été attaqués au domicile d’Ong’ondo Were ?
Ses commentaires interviennent peu après une opération de la Direction des enquêtes criminelles (DCI) ciblant des suspects liés au meurtre de deux jeunes lors d’un rassemblement politique la semaine dernière.
Les agents ont suivi les suspects jusqu’au centre commercial de Kosele, mais ils ont fui et se sont réfugiés dans la propriété de feu Ong’ondo Were, dans le village de Kachien, dans le quartier central de Kasipul, soulevant des questions sur une éventuelle protection du camp de Boyd Were.
Au cours du raid, les agents de la DCI ont arrêté cinq suspects. Cependant, plus de 100 hommes de main présumés ont pris d’assaut la propriété, attaquant les agents avec des armes rudimentaires.
Dans le chaos, trois policiers ont été grièvement blessés et les suspects ont réussi à s’échapper, dont un qui s’est enfui alors qu’il était encore menotté.
Les autorités ont lancé une chasse à l’homme pour retrouver les évadés et rétablir l’ordre à l’approche des élections partielles. Les policiers blessés ont été soignés à l’hôpital du sous-comté sud de Rachuonyo.
Qui est derrière la violence à Kasipul ?
Dans le même ordre d’idées, les anciens du comté de Homa Bay ont fait part de leurs inquiétudes face à l’escalade de la violence lors des campagnes électorales partielles parlementaires de Kasipul.
Le Forum du Grand Rachuonyo, représentant les circonscriptions de Karachuonyo, Kasipul et Kabondo Kasipul, a imputé les troubles au parti ODM et à sa présidente nationale, la gouverneure Gladys Wanga.
Ils ont déclaré que les violences reflétaient les tensions observées lors des nominations à l’ODM et ont accusé certains auteurs de cibler les enterrements et les rassemblements publics.
Le forum a également exhorté les étrangers à éviter de s’immiscer dans l’élection partielle, insistant sur le fait que les habitants de Kasipul devraient choisir leur prochain député de manière indépendante, sans pression ni imposition de la part de politiciens extérieurs.
Relecture par Asher Omondi, rédacteur en chef chez Togolais.info.






