

Par: Tewabe Debas
Introduction
La scène politique de l’Éthiopie s’est considérablement réajustée que quatre ans. Au centre de ce développement se trouve Oromummaa, non pas comme une forme de culture, mais comme une idéologie politique qui cherche à consolider le pouvoir oromo au sein de l’État. Bien qu’il ait été, pendant un certain temps, passé comme le principal véhicule de représentation politique, Oromummaa a, récemment, été considéré comme un moyen de capturer le pouvoir qui a permis aux élites Oromo de réquisitionner l’appareil de l’État tout en excluant d’autres groupes ethniques, positionnant Oromummaa comme un mécanisme dominant.
Oromummaa: un projet politique
Oromummaa est destiné à servir de plan politique. Son objectif principal est de réaliser l’hégémonie oromo au sein des institutions fédérales et nationales d’Éthiopie. Ceci est facilité par la nomination des élites oromo à des postes d’État, militaires et administratifs importants et par le biais de politiques stratégiques qui perpétuent l’oromo hégémonie dans les domaines politiques, sociaux et économiques. D’autres critiques observent qu’Oromummaa sacrifie facilement la représentation politique légitime de l’ensemble de l’Éthiopie en faveur de la prédominance politique d’un groupe ethnique.
Oromummaa comme règle coloniale
Dans le contexte actuel, Oromummaa prend la forme de l’internalisme colonial, comme décrit par les critiques. Cette «règle coloniale» présente:
• Contrôle politique: les politiciens d’Oromo monopolisent la prise de décision régionale et fédérale. • Distribution des ressources: les politiques et les investissements priorisent les zones d’oromo-majorité. • Marginalisation des autres groupes: les communautés non oromo connaissent l’exclusion politique, sociale et économique.
• Imposition des politiques: les politiques oromo-centriques dominent la gouvernance, la langue et les cadres administratifs, considérés comme offrant peu ou pas d’inclusion pour le reste du pays. Ce domestique
La forme du colonialisme influence négativement négativement le fédéralisme multiethnique de l’Éthiopie et présente des risques pour l’équilibre intercommunautaire.
Effet sur la cohésion de l’État
La domination politique d’Oromummaa a augmenté l’instabilité en augmentant les conflits ethniques. Les communautés d’Amhara, de Tigray et de Somalie se sentent politiquement et socialement écartées et éloignées de la gouvernance du pays. Tenir les rênes politiques et le pouvoir d’Oromos alimente la perception d’un nouvel État éthiopien qui travaille pour les intérêts d’un seul groupe ethnique tout en sapant les idéaux de l’équité, du fédéralisme et de l’égalité.
Conclusion
Les critiques ont décrit Oromummaa comme de nature coloniale dans le contexte de la gouvernance éthiopienne. Le pouvoir a été centralisé au sein de l’élite Oromo, tandis que d’autres groupes ethniques ont été mis à l’écart, sapant l’unité nationale fragmentée, la stabilité et la gouvernance inclusive. Cela appelle à une rénovation au fédéralisme dans son vrai sens, y compris l’inclusion politique équilibrée et les systèmes qui empêchent un groupe de maîtriser les autres.
Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info
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