Les investisseurs italiens tirent la sonnette d’alarme sur les conflits fonciers sur la côte malgré les assurances du président Ruto

Maria

Les investisseurs italiens tirent la sonnette d'alarme sur les conflits fonciers sur la côte malgré les assurances du président Ruto

Les tensions montent le long de la côte kenyane alors que des membres de la communauté italienne accusent de sombres cartels et des fonctionnaires complices d’orchestrer le harcèlement, l’accaparement des terres et les stratagèmes d’extorsion.

Au centre du tumulte se trouve Armando Tanzini, un Kenyan d’origine italienne, qui fait désormais face à des accusations dans une affaire de fraude foncière de 165 millions de KSh liée à Chembe Kibabamuche à Kilifi, une affaire qui, selon lui, est fabriquée.

Ses alliés affirment qu’il est pris pour cible, avertissant que ses biens et sa liberté sont en danger et déplorant que les efforts pour obtenir justice soient au point mort.

Les voix de la communauté à Kilifi et Malindi affirment que le calvaire de Tanzini reflète un schéma plus large, avec des investisseurs perdant des hôtels, des maisons et des parcelles de premier ordre à cause de documents douteux, de procédures judiciaires manipulées et de collusion présumée entre les acteurs du pouvoir locaux et les agences d’État.

Certains prétendent que résister à de tels projets entraîne l’arrestation, la poursuite, voire l’expulsion. Des rumeurs au sein des cercles d’investisseurs suggèrent que des personnalités influentes pourraient être mêlées à ces différends, même si ces allégations restent non vérifiées.

La Direction des enquêtes criminelles a été impliquée dans la controverse, les avocats et les résidents se demandant si les documents fonciers sont correctement examinés avant le dépôt des accusations. Les autorités n’ont pas encore répondu publiquement à ces préoccupations.

En réponse, les dirigeants de la communauté italienne appellent à l’intervention de Nairobi, de Rome et de la Kenya Investment Authority.

Leurs propositions comprennent un examen complet des affaires foncières impliquant des étrangers à Kilifi et Malindi, un gel des expulsions et des saisies d’actifs jusqu’à ce que l’examen soit terminé, et la nomination d’un procureur spécial pour gérer les litiges affectant les investisseurs.