Les évêques catholiques se désaffilient de la pétition visant à destituer Ruto

Maria

Catholic bishops disaffiliate with petition to remove Ruto from office

La Conférence des évêques catholiques du Kenya (KCCB) s’est dissociée d’une pétition visant à destituer le président William Ruto.

Le président de la KCCB, l’évêque Maurice Muhatia, a exposé sa position samedi en réponse à une pétition déposée jeudi, qui mentionnait la Conférence comme partie intéressée.

« Le KCCB s’est engagé à approfondir la démocratie par le biais d’un dialogue inclusif et d’un engagement multipartite pour résoudre la crise actuelle à laquelle notre pays est confronté. Nous nous dissocions donc de la pétition actuellement devant la Haute Cour visant à destituer le président en exercice », a déclaré l’évêque Muhatia.

Dans son communiqué publié à l’occasion de l’installation de Peter Makau comme évêque coadjuteur d’Isiolo, le KCCB a plutôt exhorté les jeunes à engager le gouvernement dans un dialogue structuré pour résoudre les griefs.

« Nous appelons les jeunes à s’engager dans un dialogue structuré afin que leurs préoccupations soient prises en considération par les autorités compétentes », a lancé l’évêque Muhatia.

Des réformes urgentes

La KCCB a réitéré son soutien aux efforts de lutte contre la corruption, appelant à une réponse coordonnée pour maîtriser le vice.

« La corruption continue de priver les Kenyans de services essentiels et doit donc être éradiquée à tous les niveaux », a déclaré Muhatia.

Faisant apparemment référence à la décision du président Ruto de nommer quatre membres éminents du parti d’opposition ODM au sein du Cabinet, KCCB a affirmé que le dialogue devrait être dépourvu de partage de positions.

La conférence a reconnu la nécessité de répondre aux préoccupations soulevées par les manifestants de la génération Z et a déclaré que le gouvernement ne doit pas ignorer leurs voix.

Le président William Ruto avait annoncé le 9 juillet une convention multisectorielle de six jours visant à répondre aux problèmes soulevés par les jeunes en réponse aux protestations initialement déclenchées par le projet de loi de finances 2024.

Le forum, a-t-il précisé, comprendra 150 membres, dont 50 jeunes et 100 représentants d’institutions religieuses, de la société civile, d’organisations professionnelles, de partis politiques et d’autres parties prenantes.

Les manifestants ont cependant rejeté l’appel au dialogue lancé par le leader de l’ODM, Raila Odinga. Ils ont affirmé que la manifestation exprimait clairement leurs revendications.