Les avocats de Dineo Mokwele écrivent au patron du NPA pour faire réviser les charges retenues contre elle

Maria

Les avocats de Dineo Mokwele écrivent au patron du NPA pour faire réviser les charges retenues contre elle

Les avocats représentant l’accusé du renseignement criminel, le brigadier Dineo Mokwele, ont écrit au directeur national des poursuites pénales (NDPP) Andy Mothibi, exigeant une décision urgente sur les représentations visant à faire réviser les accusations portées contre elle.

Les avocats de Mokwele accusent l’Autorité nationale des poursuites (NPA) de retards inconstitutionnels et affirment que les preuves récentes devant la Commission Madlanga ont encore affaibli les arguments contre leur client.

Mokwele et plusieurs officiers supérieurs, dont le chef de l’unité, Dumisani Khumalo, font face à des accusations de fraude et de corruption en raison de sa prétendue nomination irrégulière.

La Direction des enquêtes contre la corruption (IDAC) a mené des enquêtes, mais l’enquêteur Brian Padayachee a récemment fait l’objet d’un examen minutieux de la part de la commission pour avoir procédé à des arrestations concernant des crimes présumés qu’il a admis que les suspects n’avaient pas encore commis.

Dans une lettre de sept pages envoyée vendredi, les avocats de Mokwele ont critiqué le NPA pour avoir répondu à l’affaire par le biais des médias au lieu de rendre une décision formelle sur les représentations soumises il y a plus de deux mois.

Les avocats soutiennent que le retard prolongé est déraisonnable et porte atteinte aux droits constitutionnels de Mokwele, d’autant plus que son affaire pénale doit être renvoyée devant le tribunal le 3 septembre.

Ils soulignent également un récent témoignage devant la Commission Madlanga, dans lequel Padayachee a admis qu’il pensait que Mokwele commettrait un délit à l’avenir, affirmant que cette conviction avait influencé la décision de poursuivre des accusations de corruption contre elle.

Les avocats décrivent ces preuves comme juridiquement insoutenables, arguant que les poursuites pénales doivent être basées sur une conduite prouvée et non sur des spéculations sur des actions futures.

Ils soutiennent en outre que les témoignages étayent leur affirmation de longue date selon laquelle l’accusation manque de fondement juridique et probant adéquat.

Les avocats de Mokwele ont désormais donné à Mothibi jusqu’au 2 septembre pour se prononcer sur les représentations, prévenant que si aucune décision n’est prise, la correspondance sera soumise au tribunal comme preuve de l’inaction de la NPA malgré le préjudice persistant subi par leur client.

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