

Toronto – L’Érythrée a répondu, par l’intermédiaire du ministre de l’Information, aux allégations formulées par le ministre des Affaires étrangères Gedion Timothewos dans un discours au Forum de politique étrangère organisé jeudi à l’Université d’Addis-Abeba.
Le ministre a affirmé que «… les troupes érythréennes contrôlent plusieurs unités administratives locales dans le nord de l’Éthiopie, des zones qui relèvent carrément du territoire souverain éthiopien.» Une autre allégation concernait une « ingérence dans les affaires intérieures du pays » sous la forme d’une alliance avec la faction du TPLF dirigée par Debretsion et d’un soutien à des groupes armés en Éthiopie.
Le ministre a déclaré que l’Éthiopie avait fait preuve de retenue, mais qu’« il y avait une limite à cela ».
L’Érythrée semble comprendre le discours du ministre des Affaires étrangères comme un « manifeste de guerre »
Yemane Gebremeskel, ministre érythréen de l’Information, a écrit que « le « manifeste de guerre » déclaré par le parti Potemkine semble se transformer – à force d’emballages et de reconditionnements constants – en mode ‘parti lésé’ ces jours-ci. »
Il lui a été courant ces derniers temps de qualifier le « Parti de la prospérité » au pouvoir en Éthiopie de « Parti Potemkine ». Les militants érythréens utilisent largement cette description sur les réseaux sociaux.
L’Érythrée a également qualifié le dernier récit de Gedion Timotheos, qui situe l’argument de son gouvernement dans un contexte révisionniste de la manière dont l’Érythrée a évolué pour devenir un État, de « déclarations blasphématoires sur l’indépendance de l’Érythrée ».
Yemane Gebremeskel a ajouté : « Ce stratagème transparent est conçu pour tromper l’opinion publique en rationalisant la guerre non provoquée et imprudente que le PP a hâte de déclencher contre l’Érythrée depuis deux ans comme un « acte légitime d’autodéfense ».
Le discours du ministre éthiopien des ministres des Affaires étrangères a décrit l’Érythrée comme un acteur engagé dans la déstabilisation et l’insécurité de l’Éthiopie, ce qu’il a qualifié de « doctrine Isayas non écrite ».
Yemane répond que « l’Érythrée a invariablement été la cible des conflits coûteux et inutiles que les régimes éthiopiens successifs ont déclenchés et continuent de déclencher parce qu’ils convoitent les terres et les dotations de leur voisin. »
En outre, l’Érythrée a nié n’être pas à l’origine de la guerre frontalière de 1998-2000. Il affirme que cette attaque « a été déclenchée par le régime éthiopien en place sous le prétexte putatif d’un « différend sur Badme et ses environs ».
Sur la question de l’accès à la mer, que le gouvernement éthiopien considère comme une « question d’existence », l’Érythrée y voit le « …malaise irrédentiste du parti au pouvoir avec son programme de guerre actuel dissimulé dans un « accès souverain à la mer… » »
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