L’Église anglicane a comparé l’hostilité croissante envers les ressortissants étrangers sans papiers aux leçons du soulèvement du 16 juin, avertissant que les Sud-Africains risquaient d’oublier leur propre histoire.
Alors que le pays se prépare à commémorer la Journée de la jeunesse mardi, l’Église a déclaré que des milliers de jeunes Sud-Africains ont fui la répression de l’apartheid après le soulèvement de 1976 et ont été accueillis et soutenus par les pays africains voisins.
Cet héritage ne doit pas être oublié à une époque où les migrants et les réfugiés sont de plus en plus accusés d’être responsables des défis sociaux et économiques.
L’avertissement de l’Église intervient alors que les manifestations contre l’immigration clandestine se poursuivent à travers le pays, avec une marche nationale prévue plus tard ce mois-ci.
Tout en soutenant l’application des lois sur l’immigration, l’Église a déclaré que cela devait être effectué par les autorités compétentes et non par des groupes d’autodéfense.
Le Vicaire général de l’Église anglicane, Mgr Stephen Diseko, a condamné la violence, les menaces et les intimidations dirigées contre les ressortissants étrangers, affirmant que nombre d’entre eux ont fui le conflit et les difficultés de leur pays d’origine.
« Nous appelons ceux qui suscitent et propagent l’animosité contre nos frères et sœurs à y mettre un terme. »
L’Église a également appelé le gouvernement à renforcer les contrôles aux frontières et à garantir que tous les immigrants disposent de documents adéquats.






