Le TUC exige un changement de politique pour lutter contre le chômage au Ghana

Maria

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Le Congrès des syndicats (TUC) a appelé à une refonte fondamentale de l’orientation de la politique économique du Ghana, avertissant que la stabilité macroéconomique obtenue grâce aux programmes soutenus par le Fonds monétaire international (FMI) ne s’est pas traduite par des emplois ni par l’amélioration des conditions de vie quotidiennes des citoyens ordinaires.

Le secrétaire général adjoint du TUC, le Dr Kwabena Otoo, a lancé cet appel au programme Newsfile de JoyNews, affirmant que l’économie du Ghana reste structurellement axée sur les importations malgré des années de programmes d’ajustement et que ce dont le pays a besoin de toute urgence est un changement décisif vers la production, la croissance industrielle et la création d’emplois durables.

« On ne peut pas parler de stabilité macroéconomique alors que les gens continuent d’être confrontés à l’instabilité sociale », a déclaré le Dr Otoo.

Il a attiré une attention particulière sur le fardeau du chômage qui pèse sur les jeunes Ghanéens, soulignant le fait que de nombreux diplômés passent cinq ans ou plus après avoir terminé leurs études sans trouver d’emploi. Cet écart persistant, a-t-il soutenu, représente un échec systémique que les mesures de stabilisation économique n’ont pas réussi à capturer ou à résoudre à plusieurs reprises.

Le Dr Otoo a averti que les difficultés économiques non résolues ne restent pas simplement en arrière-plan. Elle s’accumule au fil du temps et finit par se manifester sous forme de pression politique sur les gouvernements, en particulier lors des cycles électoraux lorsque les citoyens exigent des améliorations tangibles dans leur vie plutôt que des assurances statistiques.

Ses remarques ajoutent une voix syndicale à un débat croissant sur la qualité de la reprise économique du Ghana, le distinguant du récit macroéconomique qui a dominé les discussions autour de la récente sortie du pays du programme du FMI. Le Dr Otoo a clairement indiqué que toute mesure honnête de la réussite économique doit commencer par la façon dont les Ghanéens vivent leur vie quotidienne plutôt que par la manière dont les indicateurs de reprise sont lus dans les rapports officiels.