Le SOG du Kenya : à l’intérieur des secrets des guerriers de l’ombre qui combattent Al-Shabaab

Maria

Le SOG du Kenya : à l'intérieur des secrets des guerriers de l'ombre qui combattent Al-Shabaab

Au cœur des frontières du nord-est du Kenya, une unité antiterroriste classifiée opère largement à l’abri des regards du public, démantelant discrètement les réseaux Al-Shabaab qui menacent depuis longtemps la vie des civils et la sécurité nationale.

Le Groupe d’opérations spéciales (SOG) a été créé spécifiquement pour contrer l’organisation islamiste basée en Somalie, en recrutant des recrues parmi les formations de police existantes, notamment l’Unité des services généraux (GSU) et l’Unité de déploiement rapide.

Ce que vous devez savoir sur le SOG du Kenya

Le processus de sélection est extrêmement exigeant : sur environ 2 000 recrues qui entrent dans le programme de formation de six mois, seulement une centaine, soit 5 pour cent, obtiennent leur diplôme.

Les responsables ont décrit l’impact de ces diplômés comme équivalent à celui de 10 000 officiers conventionnels.

L’approche de l’unité est centrée sur la précision fondée sur le renseignement plutôt que sur la force écrasante. Travaillant en étroite coordination avec le National Intelligence Service (NIS), les agents du SOG mènent des raids avant l’aube, perturbent les lignes d’approvisionnement des militants et effectuent des patrouilles secrètes sur des terrains difficiles, notamment la forêt de Boni dans le comté de Lamu.

Les opérations récentes à Garissa, Mandera et Lamu ont donné des résultats significatifs.

Lors d’un raid à Garissa, quatre membres d’Al-Shabaab ont été tués. Une opération distincte à Mandera a intercepté des militants en train de placer un engin explosif improvisé sur une route très fréquentée, les forces de sécurité récupérant des fusils AK-47, des grenades propulsées par fusée et des matériaux explosifs destinés à cibler des véhicules civils.

Lors de deux autres frappes près de la frontière somalienne, les unités du SOG ont détruit des camps de fabrication de bombes, obligeant les militants à abandonner les détonateurs, les produits chimiques et le matériel de communication.

La contribution de l’unité s’étend au-delà de l’action militaire directe.

Dans les communautés qui ont été libérées de l’influence militante, le SOG a soutenu les efforts visant à rétablir une vie normale, avec la réouverture des écoles, la reprise des services dans les établissements de santé et des programmes d’engagement communautaire éloignant les jeunes hommes de la radicalisation.

Les habitants qui vivaient autrefois dans la peur ont commencé à partager des renseignements avec les forces de sécurité, renforçant ainsi la portée opérationnelle de l’unité.

Quels sont les rôles du SOG ?

Les membres du SOG protègent également les infrastructures économiques clés, notamment les corridors commerciaux liés au corridor de transport Port de Lamu-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), en se protégeant contre les incursions transfrontalières qui pourraient perturber le commerce et déplacer les communautés.

Les identités du personnel du SOG restent confidentielles et leurs opérations attirent rarement la couverture médiatique.

Bravin Oduor, un analyste en sécurité, a donné son avis sur l’unité.

« Leur activité soutenue a contribué à des années sans attaque terroriste majeure à Nairobi et dans d’autres centres urbains.

Leur travail, mené en grande partie en silence, représente une stratégie calculée : déployer une petite force très compétente pour absorber le danger aux marges afin que le reste du pays puisse fonctionner sans perturbation », a-t-il déclaré à Togolais.info.