Le rebelle Madhuku s’engage à empêcher la prolongation du mandat de Mnangagwa malgré la répression contre les partisans anti-2030

Maria

Le rebelle Madhuku s'engage à empêcher la prolongation du mandat de Mnangagwa malgré la répression contre les partisans anti-2030

LOVEMORE Madhuku, chef du parti d’opposition Assemblée constitutionnelle nationale (NCA), s’est engagé à mobiliser les citoyens pour qu’ils arrêtent les propositions visant à réécrire la Constitution du pays afin de prolonger le mandat du président Emmerson Mnangagwa, entre autres changements de gouvernance.

Madhuku, un rebelle, qui a récemment été battu par des assaillants inconnus aux côtés de ses partisans pour avoir résisté à l’amendement constitutionnel numéro 3, s’est adressé à de nombreux partisans de son parti dans son bureau à Harare ce samedi.

Le lieu de la réunion était le même endroit où il a été violemment agressé par des apparatchiks présumés du Zanu PF, apparemment sous les yeux de la police.

S’exprimant lors de l’Indaba du week-end, Madhuku a déclaré aux partisans de son parti que la NCA était opposée aux projets du Zanu PF et de Mnangagwa visant à prolonger son mandat au-delà de 2028.

« Les principes fondateurs de la NCA ont été de plaider en faveur du constitutionnalisme, de la création d’institutions d’État fortes et du respect de l’État de droit. Il faut résister par tous les moyens à ce que le Zanu-PF cherche à faire, nous ne lui permettrons pas de priver les citoyens du droit de voter pour le président du pays, de prolonger le mandat du Parlement et des conseillers en exercice sans recourir à un référendum », a déclaré Madhuku.

Madhuku, professeur de droit à l’Université du Zimbabwe (UZ), a déclaré que sa formation mènerait un exercice de mobilisation à l’échelle nationale pour pousser les Zimbabwéens à résister aux changements imminents de la loi suprême du pays.

Par ailleurs, la directrice exécutive d’Amnesty International Zimbabwe, Lucia Masuka, a qualifié l’attaque brutale du 1er mars contre Madhuku, Effort Manono et d’autres de répression injustifiée de la dissidence.

« Cette violente attaque constitue une violation flagrante des droits à la sécurité personnelle, à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

« Cette agression est le dernier outrage visant les critiques opposés à une modification de la Constitution pour permettre l’extension de la durée du mandat présidentiel. Les autorités zimbabwéennes doivent immédiatement mettre fin à la répression croissante contre la dissidence pacifique, qui a vu des réunions publiques interdites et des critiques brutalement attaqués, arbitrairement détenus et réduits au silence. « 

« Les autorités doivent enquêter rapidement, de manière approfondie, impartiale, indépendante, transparente et efficace sur les attaques contre ces membres de l’ANC et traduire en justice les responsables présumés.

« Les autorités doivent garantir l’accès à la justice et à des recours efficaces pour les victimes et leurs familles. Elles doivent créer un environnement qui garantit et assure l’exercice effectif des droits humains de chacun dans le pays, y compris les droits à la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique, permettant à chacun d’exprimer pacifiquement ses opinions sans risque d’ingérence, d’intimidation, d’attaques ou de représailles.