Agences
Le président kenyan William Ruto a déclaré mercredi qu’il rejetait le projet de loi de finances et le retirait, un jour après que de violentes manifestations ont éclaté à travers le pays contre l’adoption du projet de loi par le Parlement.
Le projet de loi, qui visait à augmenter les impôts de 2,7 milliards de dollars, a déclenché des manifestations à l’échelle nationale qui sont devenues violentes, entraînant au moins 23 morts et d’importants dégâts matériels, notamment la prise d’assaut des bâtiments du Parlement.
Ruto a dénoncé les manifestations nationales de mardi qui ont fait huit morts, qualifiant les événements de « trahison ». Le président a affirmé que les manifestations avaient été « détournées par des personnes dangereuses » et a appelé les organes de sécurité à rétablir le calme.
Cette décision pourrait être considérée comme une tentative de désamorcer les tensions, alors que les Kenyans prévoient de manifester jeudi à travers le pays – la même date où Ruto était censé signer le projet de loi.






