Le Service national de police (NPS) a publiquement rejeté un titre en première page publié par The Standard le mercredi 2 septembre 2026, le qualifiant d’incendiaire et non étayé par des preuves, tout en annonçant des enquêtes sur l’enlèvement présumé du journaliste Alex Kiprotich à Gilgil.
La première page du Standard, sous la bannière « Killings Shock », citait un rapport du groupe de travail sur la réforme de la police attribuant 3 985 décès à l’action de la police depuis 2022, ce qui équivaut à près de trois Kenyans tués chaque jour par la brutalité policière au cours des quatre premières années de mandat du président William Ruto.
Le rapport affirmait également que les recrues de la police étaient déployées à moitié formées et que les normes en matière de droits de l’homme étaient systématiquement bafouées au sein du service.
Le NPS rejette le titre sur la brutalité
Dans un communiqué de presse signé par le directeur de la communication d’entreprise Muchiri Nyaga, le NPS a qualifié la publication de « tentative délibérée de faire du sensationnalisme sur des incidents isolés » et a averti que de tels reportages risquaient de nuire à la sécurité nationale et à la cohésion sociale.
« Pour éviter toute ambiguïté, le NPS est un organe constitutionnel pleinement engagé en faveur de l’état de droit et de la protection des droits humains fondamentaux. Nous opérons strictement dans le cadre de la Constitution du Kenya, de la loi sur le service national de police et de toutes les autres lois pertinentes », a déclaré le NPS.
Le service a cité le rapport annuel de l’Autorité indépendante de surveillance de la police (IPOA) pour 2024/2025, qui montre 262 affaires impliquant des policiers actuellement pendantes devant les tribunaux, avec 42 policiers condamnés depuis la création de l’IPOA, comme preuve des efforts continus en matière de responsabilisation.
« Nous ne serons pas dissuadés par les récits médiatiques sans fondement de remplir notre mandat de servir et de protéger le public », indique le communiqué.
L’enlèvement d’Alex Kiprotich fait l’objet d’une enquête
Dans un développement distinct mais connexe, le NPS a confirmé qu’il avait ouvert une enquête sur l’enlèvement présumé du rédacteur en chef adjoint du Standard Group, Alex Kiprotich, qui aurait été enlevé à Gilgil le mardi 1er septembre 2026.
Selon des images circulant en ligne, quatre hommes armés ont tendu une embuscade à Kiprotich et ont menacé de lui faire du mal avant de le traîner hors de son véhicule et de le forcer à monter dans une Subaru blanche.
L’inspecteur général de la police Douglas Kanja a ordonné une enquête immédiate, déployant l’unité anti-enlèvement du NPS pour identifier les individus responsables.
En outre, le communiqué condamne tout acte d’enlèvement ou d’intimidation visant des journalistes, qualifiant la liberté de la presse de droit constitutionnel.
« La police et les médias sont partenaires pour servir l’intérêt public. Nous condamnons sans équivoque tout acte d’enlèvement, d’enlèvement ou d’intimidation visant à porter atteinte à la liberté de la presse ou à tout autre droit constitutionnel », note le communiqué, promettant une enquête transparente sur l’incident de Gilgil, affirmant que personne n’est au-dessus des lois.
DCI convoque un journaliste du Standard
Entre-temps, l’événement survient après qu’un journaliste du Standard basé à Nakuru, Julius Chepkwony, qui avait alerté les autorités après la disparition de Kiprotich, ait ensuite été convoqué par des agents de la Direction des enquêtes criminelles (DCI).
L’équipe juridique du Standard Group a répondu en refusant de coopérer avec les autorités jusqu’à ce que la police produise des rapports relatifs à une tentative d’enlèvement présumée distincte visant Kiprotich en juillet 2026.
Les avocats ont lancé un ultimatum de sept jours, avertissant que des poursuites judiciaires s’ensuivraient si les documents n’étaient pas fournis.






