Le Groupe panafricain condamne les menaces américaines contre Cuba

Maria

AFP/File / Yamil Lage Même si le régime communiste cubain a mis en œuvre de modestes réformes économiques, autorisant certaines entreprises privées, gérer une entreprise sur l'île reste un défi.

Un groupe panafricain, la Nouvelle Charte Africaine Internationale (NACI), a condamné ce qu’il appelle les menaces américaines d’envahir Cuba et d’enlever ses dirigeants, exhortant l’Union africaine à défendre La Havane.

Dans une déclaration datée du 31 mai et signée par son fondateur et coprésident, Alimamy Bakarr Sankoh, le NACI a accusé Washington de chercher à changer le régime à Cuba et a comparé les menaces à la capture par les États-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro, qui a été capturé lors d’une opération militaire en janvier et transporté par avion aux États-Unis pour y répondre d’accusations de narcoterrorisme.

« Touchez Cuba, vous touchez l’Afrique et le monde progressiste », indique le communiqué, appelant l’Union africaine (UA) à se tenir aux côtés du peuple cubain contre ce qu’elle décrit comme une pression impérialiste.

Le groupe a formulé six revendications, parmi lesquelles la fin immédiate de l’embargo américain vieux de plusieurs décennies et du récent blocus pétrolier, l’arrêt des menaces d’invasion et d’enlèvement, le retrait des forces américaines de Guantanamo Bay et le plein respect de la souveraineté de Cuba.

Cette déclaration intervient dans un contexte de forte escalade américaine. L’administration du président Donald Trump a publié le 1er mai le décret 14404 imposant de nouvelles sanctions, et les procureurs américains ont inculpé le mois dernier l’ancien président cubain Raúl Castro pour l’abattage en 1996 de deux avions civils pilotés par des exilés basés à Miami. Trump a répété à plusieurs reprises que le changement de régime à Cuba n’était qu’une question de temps.

Washington considère cette pression comme une question de sécurité nationale. Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que les États-Unis préféraient un règlement négocié mais n’excluaient pas le recours à la force, tandis que le gouvernement cubain a rejeté les accusations et accusé Washington de fabriquer un prétexte pour une agression.