Le Ghana a obtenu des bourses de doctorat pour plus de 30 tuteurs en soins infirmiers, a déclaré le ministre de la Santé, Kwabena Mintah Akandoh, dans le cadre d’un effort visant à remédier à la pénurie d’éducateurs infirmiers qualifiés.
Akandoh a annoncé les prix jeudi 25 juin, lors d’une cérémonie d’inscription conjointe pour les étudiants en soins infirmiers spécialisés à Korle Bu à Accra. Les bourses ciblent une faiblesse de longue date du système : la plupart des tuteurs en soins infirmiers ne sont titulaires que d’un baccalauréat ou d’une maîtrise, ce qui limite la formation avancée et la recherche qu’ils peuvent proposer. En envoyer davantage au niveau du doctorat (PhD), a déclaré le ministre, renforcerait la capacité du pays à former des infirmières spécialisées. « Notre vision est de produire davantage d’infirmières spécialisées », a-t-il déclaré.
Il a lié cet objectif au fait de combler les lacunes locales en matière de personnel de santé et à la politique de migration gérée du gouvernement, dans le cadre de laquelle le Ghana forme des agents de santé en partie pour un placement contrôlé à l’étranger. Ces prix s’inscrivent dans le cadre d’une évolution vers des programmes d’études axés sur les compétences en matière de formation infirmière.
La cérémonie a également marqué une expansion plus large. Près de 500 infirmières ont été admises dans des programmes spécialisés dans le cadre de la Mahama Care Initiative, avec de nouvelles filières post-base en cardiologie, néphrologie, endocrinologie et oncologie ajoutées aux soins infirmiers d’urgence et de soins intensifs, dispensées dans cinq établissements.
Akandoh a lié cette initiative à l’évolution du fardeau de la maladie au Ghana. Il a indiqué que les maladies non transmissibles représentent environ 45 pour cent des décès dans le pays, un chiffre conforme aux estimations de l’Organisation mondiale de la santé. La vice-ministre de la Santé, Grace Ayensu Danquah, a souligné l’augmentation des taux de diabète, d’hypertension, de maladies rénales et de cancer, dus à un diagnostic tardif et à un changement de mode de vie.
Les places de doctorat s’appuient sur un programme lancé par le ministre en 2025, qui promettait au moins 15 bourses par an pour les tuteurs en soins infirmiers et obstétricaux.






