Le Ghana évacue le personnel de l’ambassade de Téhéran et avertit ses citoyens d’éviter le Moyen-Orient

Maria

Situation sécuritaire

Le ministère des Affaires étrangères du Ghana a commencé une évacuation partielle de son ambassade à Téhéran et a émis des avis de sécurité urgents aux ressortissants ghanéens à travers le Moyen-Orient, alors que le pays répond au déclenchement d’hostilités à grande échelle entre les États-Unis, Israël et l’Iran le samedi 28 février 2026.

Dans un communiqué officiel daté du 28 février 2026, le ministère a déclaré qu’il « surveillait de près et avec une vive inquiétude » l’évolution rapide du conflit, notamment les frappes militaires américaines et israéliennes coordonnées contre l’Iran et les attaques de missiles de représailles de Téhéran contre les États du Golfe abritant des moyens militaires américains.

Le ministère a confirmé qu’un plan de préparation aux situations d’urgence avait été activé, avec le retrait d’une partie du personnel de l’ambassade du Ghana à Téhéran par mesure de sécurité. Le personnel diplomatique essentiel reste dans la capitale iranienne pour fournir un soutien consulaire aux ressortissants ghanéens présents dans le pays.

« Nous surveillons de près la situation sécuritaire et évaluons la nécessité d’actions supplémentaires », indique le communiqué, ajoutant que les missions dans toute la région restent opérationnelles et disponibles 24 heures sur 24.

Les ressortissants ghanéens vivant ou voyageant en Israël, à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Émirats arabes unis (EAU) ont été invités à rester chez eux autant que possible, à se conformer pleinement aux directives de sécurité locales et à se tenir à l’écart des grands rassemblements. Il a été conseillé aux citoyens de toute la région de surveiller les communications officielles et de maintenir un contact régulier avec la mission diplomatique du Ghana la plus proche.

Le ministère a appelé toutes les parties au conflit à faire preuve de retenue et à revenir à l’engagement diplomatique, affirmant que la protection des vies et la sauvegarde de la stabilité régionale doivent rester une priorité.

L’avis du ministère des Affaires étrangères s’aligne sur les directives émises par de nombreux gouvernements en Afrique, en Europe et en Asie depuis le début des frappes. La crise sécuritaire a entraîné la fermeture de l’espace aérien dans au moins huit pays, des annulations de vols généralisées et des rapports faisant état d’interceptions de missiles aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et en Jordanie.

Les ressortissants ghanéens ayant besoin d’une assistance consulaire ont été invités à contacter les missions diplomatiques du Ghana dans les pays respectifs comme premier point de contact en cas d’urgence.