La National Communications Authority (NCA) du Ghana a ordonné à Multichoice Ghana, opérateur de DSTV et GOTV, de suspendre les services après avoir défie une directive gouvernementale pour réduire les frais d’abonnement de 30%.
La date limite a été adoptée le 7 août et le régulateur donne désormais un multichoice 30 jours pour se conformer ou risquer de perdre sa licence.
Le différend reflète des tensions africaines plus larges sur l’abordabilité de la télévision payante. Le Ghana rejoint le Nigéria, le Kenya et d’autres repoussant les hausses de prix au milieu d’inflation et de souches monétaires élevées.
Multichoice a augmenté les frais ghanéens de 15% en avril avec un minimum de préavis, ce qui a incité le ministre des Communications, Samuel George, à exiger des coupes plus élevées. La société a qualifié la réduction de 30% de «non tenable», citant des pressions économiques.
Alex Okyere de Multichoice Ghana a averti qu’une fermeture mettrait en danger des emplois pour le personnel, les installateurs et les détaillants.
Cette décision complique également l’offre de French Conglomerate Canal + d’acquérir Multichoice, le plus grand opérateur de télévision payante d’Afrique. Canal + – contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré – en détient déjà 43,5% et a obtenu l’approbation antitrust mais attend des hochements de tête finaux en Afrique du Sud.
Le PDG de Canal + Maxime Saada vise à intégrer rapidement les opérations après l’acquisition, ciblant les «synergies» d’ici la fin de l’année.
L’accord élargirait la portée de Canal + contre Netflix et Amazon, tirant parti des 22 millions d’abonnés de Multichoice et du streaming Showmax. Canal + fait face à des décisions sur l’avenir de Showmax, ayant investi dans du contenu africain comme Marodi TV du Sénégal pour stimuler l’attrait local.
Pour Bolloré, dont l’empire s’étend sur les ports, la logistique et les médias, l’acquisition renforce son influence de plusieurs décennies sur le paysage numérique de l’Afrique.






