Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Le secrétaire du Cabinet chargé des Mines, de l’Économie bleue et des Affaires maritimes, Hassan Ali Joho, a ordonné la suspension immédiate de toutes les activités minières de Tata Chemicals Magadi Limited.
Le CS a demandé à l’entreprise de démontrer qu’elle se conforme pleinement aux lois minières du Kenya avant de pouvoir reprendre ses activités.
Dans un communiqué de presse officiel publié le mercredi 29 juillet, Joho a cité l’incapacité de la société à résoudre une série d’obligations statutaires de longue date en vertu de la Loi sur les mines, Cap. 306, le Règlement sur l’exploitation minière (licence et permis) de 2017 et le Règlement sur l’exploitation minière (collecte et gestion des redevances) de 2024.
Échecs de conformité à l’origine de l’arrêt
Le ministère des Mines a déclaré que la suspension intervenait après des années d’engagement avec l’entreprise qui n’avaient donné que des résultats insuffisants.
Parmi les problèmes non résolus figuraient l’absence d’une stratégie claire d’enrichissement et de valeur ajoutée des minéraux, les obligations de rapprochement et de paiement des redevances en suspens et l’insuffisance des rapports d’exportation.
Le gouvernement a également signalé une mauvaise mise en œuvre des accords de développement communautaire, un plan d’emploi et de transfert de compétences inadéquat pour les citoyens kenyans, de faibles pratiques d’approvisionnement local et des lacunes en matière de conformité environnementale.
« Il a été demandé à l’entreprise de soumettre une documentation complète et des preuves démontrant le plein respect de toutes les obligations légales et de régler toute responsabilité en suspens avant de pouvoir reprendre ses activités », a déclaré le ministère.
Joho a déclaré que le ministère restait déterminé à garantir que les ressources minérales du Kenya soient exploitées de manière responsable et durable, d’une manière qui offre une valeur économique maximale tout en protégeant les communautés d’accueil et l’environnement.
« Le ministère reste ferme dans son engagement à garantir que les ressources minérales du Kenya soient exploitées de manière responsable, durable et d’une manière qui apporte une valeur économique maximale au pays tout en préservant l’environnement et en protégeant les intérêts des communautés d’accueil.
Impact de la décision de Joho sur les travailleurs et l’économie locale
La fermeture expose plus de 1 000 travailleurs au risque de perdre leurs moyens de subsistance, et toutes les activités dans les installations de Magadi, dans le comté de Kajiado, sont désormais interrompues.
La société, dont le siège est à Mumbai, en Inde, a une valeur nette estimée à environ 10 milliards de KSh en 2024.
Tata Chemicals Magadi est le plus grand fabricant de carbonate de soude d’Afrique et l’un des principaux exportateurs du Kenya, avec plus d’un siècle d’activités dans le pays.
Sa société mère, Tata Chemicals Limited, fait partie du groupe Tata au sens large et exerce des activités aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Kenya et en Inde, dans le domaine des produits ménagers, des produits chimiques industriels et des intrants agricoles.






