Une révélation choquante a eu lieu au Bureau du renseignement de la police et des normes professionnelles (PIPS) alors qu’une agente du Département des enquêtes criminelles (CID), Cynthia Oppong, a avoué avoir reçu 100 000 GH¢ pour faciliter une double vente d’un terrain appartenant à la famille Agbeti Lanquaye.
Comparaissant devant le comité disciplinaire de la police ghanéenne à Accra, la CID Oppong aurait stupéfié les enquêteurs lorsqu’elle aurait déclaré : « Moi, je ne mens pas. Je dirai la vérité. »
Cet aveu fait suite à une requête déposée par le Dr Henry Addo, journaliste d’investigation, agent du renseignement de sécurité de la Fondation de mobilisation des ressources du Congrès national démocratique (NDC), et Dzasetse de la famille Ga Abola Piam Tunma We Royal Dynasty.
La pétition et le contexte
La requête a été déposée après qu’une ordonnance de possession légale du greffier du tribunal ait ordonné à la direction juridique de la police du Ghana d’aider la famille Agbeti Lanquaye à prendre possession de leurs terres comme l’avait accordé le tribunal.
L’exercice, qui a été mené sous la supervision du commandant régional du Grand Accra, DCOP Kwasi Ahinn, et exécuté par un huissier de justice et des représentants de la famille dirigés par Solomon Hammond, a ensuite été contesté par les parties adverses d’Obeyeyie, qui ont accusé la famille d’avoir causé des dommages matériels.
Cette contre-plainte, qui aurait été soutenue par la juge Elfreda Denkyi du tribunal des successions, a ensuite été transmise au CID Oppong, qui a commencé à enquêter sur l’affaire même dans laquelle elle aurait été complice.
Confession surprenante
Lors de l’interrogatoire mené par le panel du PIPS, le CID Oppong a admis qu’elle avait facilité la préparation d’un acte de fiducie pour un deuxième client sur la même parcelle de terrain – tout en sachant qu’un certain Isaac Addo possédait déjà des documents valides pour celui-ci.
Elle a déclaré au panel qu’elle avait reçu 100 000 GH¢ pour la transaction, un aveu qui a laissé les membres du panel « étonnés », selon des sources proches du dossier.
Les enquêteurs ont mis en doute sa conduite, compte tenu notamment de son implication directe dans l’affaire en tant que policier chargé de maintenir l’impartialité.
Déformation de l’exécution judiciaire
Les terres de la famille Agbeti Lanquaye – qui avaient été dûment tracées et enregistrées par la Commission foncière – sont devenues une source de controverse, avec des allégations selon lesquelles le CID Oppong aurait manifesté un « intérêt excessif » pour cette question.
À la suite de l’exercice de possession légale mené par le commandant des opérations régionales Shitu Nafiu, le CID Oppong aurait commencé à remettre en question la légitimité des documents de la famille et les aurait accusés de « se comporter comme s’ils possédaient la Commission foncière ».
Elle aurait également exigé le plan de jugement pour l’exécution ordonnée par le tribunal, suggérant que la famille avait fabriqué des documents pour justifier sa demande.
Procédures judiciaires
Au tribunal de Dansoman, où l’affaire est pendante, la procédure est devenue tendue mercredi après que le CID Oppong n’a pas soumis l’intégralité des documents au procureur, ce qui a forcé le tribunal à ajourner l’audience.
Cependant, lors de la séance du PIPS vendredi, elle a affirmé que toutes les divulgations avaient été soumises, seulement pour que le panel découvre que les copies du procureur contredisaient sa déclaration – révélant une autre incohérence dans son témoignage.
Entre-temps, une longue date d’ajournement a été fixée par le tribunal pour permettre au procureur de fournir les avocats de la famille Agbeti Lanquaye devant la CMC.
Le PIPS ordonne une enquête plus approfondie
Le comité de police composé de trois membres a depuis ordonné que les déclarations soient recueillies auprès de tous les policiers qui ont participé à l’exercice de possession de terrain ordonné par le tribunal, y compris l’ancien commandant régional DCOP Kwasi Ahinn et l’huissier impliqué dans l’exécution.
Le Bureau des renseignements policiers et des normes professionnelles a également demandé l’accès au dossier complet du jugement foncier familial Agbeti Lanquaye pour un examen plus approfondi.
Cette évolution a renforcé la surveillance de la conduite de certains enquêteurs de police dans les conflits fonciers – un problème récurrent qui a érodé la confiance du public dans l’impartialité des agents chargés de l’application des lois traitant des affaires liées à la propriété.






