La saga de la mine de Vubachikwe prend une tournure alors que la Haute Cour rend une ordonnance d’expulsion définitive contre le groupe lié au Zanu PF

Maria

La saga de la mine de Vubachikwe prend une tournure alors que la Haute Cour rend une ordonnance d'expulsion définitive contre le groupe lié au Zanu PF

LA Haute Cour a porté ce qui équivaut au coup final juridique dans la bataille pour le contrôle de la mine de Vubachikwe, en délivrant une ordonnance d’expulsion obligeant six défendeurs accusés d’avoir orchestré une prise de contrôle illégale à être expulsés de force du bail minier 16 (ML16) s’ils ne partent pas volontairement.

L’ordonnance, signée par le greffier de Harare le 4 février 2026, fait suite à l’ordonnance de spoliation prononcée deux jours plus tôt par le juge Bongani Ndlovu à Bulawayo sous le numéro HCBC 123/26. Il ordonne au shérif du Zimbabwe, avec le soutien de la police de la République du Zimbabwe, d’expulser Moses Langa, Aldonia Gondo, Madodana Sibanda, Taison Mutengeni, Takeson Moyo et Alot Ndlovu, ainsi que « toutes les personnes revendiquant une occupation par leur intermédiaire » du site minier de Vubachikwe.

Le retrait autorisé par le tribunal vise à restituer la possession à Forbes & Thompson (Bulawayo) (Pvt) Ltd, qui détient ML16 depuis 1983. L’assignation ordonne au shérif « de laisser celui-ci vacant, afin que ledit demandeur… puisse y entrer et le posséder paisiblement ».

L’ordonnance de Ndlovu a été accordée par consentement après avoir entendu les arguments de l’avocat représentant le demandeur et de plusieurs des défendeurs.

« La demande de spoliation est accordée. » Le juge a ordonné que la possession soit rétablie « immédiatement » et a averti que si les intimés ne s’y conformaient pas, les autorités étaient « autorisées à aider le demandeur à récupérer la possession vacante en expulsant les intimés et tous ceux qui revendiquent une occupation par leur intermédiaire ».

Pour faciliter l’exécution, les avocats de la société minière, Rubaya & Chatambudza, ont déposé le 5 février une caution d’indemnisation, s’engageant à protéger le shérif, les adjoints et les successeurs de toute poursuite ou dommage survenant lors de l’exécution de l’ordre d’expulsion.

L’intervention du tribunal est intervenue après que Forbes & Thompson ont déposé une requête urgente en chambre alléguant qu’un groupe dirigé par Langa, un leader de la jeunesse du Zanu PF Matabeleland Sud, avait violemment et systématiquement pris le contrôle de sections de la mine à partir du 17 janvier.

Dans son affidavit fondateur, l’un des hauts responsables de l’entreprise, Musa Amidu, a déclaré que les personnes interrogées étaient arrivées avec des chargeuses frontales, des bennes et des compresseurs avant de commencer « l’excavation, l’enlèvement et le traitement à grande échelle du minerai aurifère » en plusieurs points du bail minier, notamment Sweet Waters, Magano Shaft, Churu Farm et les zones proches des habitations à faible densité.

Amidu a averti que l’occupation s’intensifiait, la décrivant comme une crise continue entraînant une perte irréversible de minerai d’or et des dommages structurels importants. Il a affirmé que le groupe avait intimidé le personnel de sécurité, défié les efforts d’intervention de la police et organisé des rassemblements publics pour déclarer qu’ils prenaient le contrôle de la mine. Selon l’affidavit, les intimés ont également tenté d’officialiser leur présence en créant des registres pour les mineurs artisanaux et en prévoyant de clôturer certaines parties du ML16.

Un certificat d’urgence déposé par l’avocat de la société, Dave Simbi, souligne que tout retard dans les secours rendrait les futurs recours inefficaces, citant « une perte continue de minerai et une destruction d’infrastructures ». Il a noté que de grands groupes de jeunes s’étaient installés sur la propriété, avaient érigé des abris de fortune et transportaient des camions de minerai hors du site, augmentant ainsi les tensions avec les travailleurs de la mine et soulevant de graves problèmes de sécurité.

L’ordre d’expulsion final étant désormais en vigueur, le shérif est tenu d’expulser les occupants et de restituer le bref avec un rapport de ce qui a été fait.