LES travailleurs de la municipalité de Chegutu sont restés pendant six mois sans recevoir leur salaire, une situation qui a gravement compromis la prestation des services.
En réponse, le conseil a lancé un plan d’urgence pour sauver cette situation démoralisante. Dans le cadre des mesures d’urgence visant à payer les travailleurs, une réunion du conseil récemment tenue a décidé d’emprunter 500 000 $ US sur le compte successoral du conseil.
Alors que le conseiller municipal du quartier 4, Stanley Banda, a remis en question l’utilisation du fonds successoral, le greffier municipal Jacob Chikuruwo a précisé que même si le compte est principalement destiné au développement du capital, il peut servir de prêteur interne en cas de crise.
« Laissez-moi faire la lumière : le compte successoral est destiné au développement du capital, ce qui se traduit par le développement économique », a expliqué Chikuruwo.
« Le compte a des règles directrices ; cependant, en cas d’urgence, le conseil peut emprunter et restituer l’argent avec intérêts. Cela maintient l’intégrité du compte puisqu’il n’est pas destiné à de simples opérations. »
L’argent emprunté est considéré comme un « modèle de financement de secours » destiné à renforcer le moral et l’efficacité des employés.
Cependant, le directeur financier Faniseni Shuwa a noté que les 500 000 dollars américains ne suffisent pas à régler entièrement les arriérés. Il a cité l’augmentation de la dette comme conséquence de la réduction antérieure des droits de licence, qui a entravé la collecte des recettes.
La municipalité devait plus de 200 millions de ZiG en décembre 2025, un déficit qui nécessite de sérieux mécanismes de collecte des recettes pour être corrigé. Shuwa a souligné la mise en œuvre potentielle de nouveaux règlements pour amortir et améliorer la collecte future.

Le conseiller du quartier 10, Alfred Mombeyarara, a souligné que les petites et moyennes entreprises (PME) sans permis opérant à des points non désignés constituent une source de revenus potentielle majeure actuellement ignorée. Il a noté que de nombreuses PME opèrent dans l’industrie légère sans que la municipalité perçoive un centime, tandis que les propriétaires de stands privés profitent de la location de leurs stands.
Le conseiller du quartier 2, Collen Mapfumo, a souligné que pendant que des fonds sont recherchés, la direction doit « faire preuve de vigilance » en supervisant ses subordonnés pour s’assurer que le paiement des arriérés se traduit réellement par une amélioration du service aux résidents. Le règlement de ces salaires était notamment une condition particulière du budget approuvé de la municipalité de Chegutu.






