La mort de la pensée critique : une menace existentielle pour la démocratie du Ghana, prévient le Dr Akwasi Oppong-Fosu

Maria

L'honorable Akwasi Oppong Fosu

Dans un avertissement sévère faisant écho aux idées prophétiques d’Albert Einstein et de Carl Jung, le Dr Akwasi Oppong-Fosu, PhD, analyste de la gouvernance et des politiques et ancien ministre d’État de la République du Ghana, a dénoncé l’érosion de la pensée critique dans le corps politique de la nation comme un glissement périlleux vers la stupidité collective – une menace existentielle qui pourrait ébranler les fondements démocratiques du Ghana.

« La stupidité, la peur et la cupidité déchirent le tissu de notre nation », écrit le Dr Oppong-Fosu dans un nouveau mémorandum convaincant intitulé La mort de la pensée critique et la montée de la stupidité collective comme menace existentielle. « Si nous ne leur résistons pas, ils nous détruiront. » Le document, partagé avec les principales parties prenantes et intellectuels à l’approche du prochain cycle électoral, dresse le sombre tableau d’une société creusée par une cupidité incontrôlée, des peurs manipulées et une mentalité grégaire qui aveugle les citoyens sur leur propre oppression.

Avec plus de quatre décennies d’expérience dans la fonction publique – notamment en tant que ministre des Collectivités locales et du Développement rural, ministre de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation et actuel président du conseil d’administration du Centre de promotion des investissements du Ghana (GIPC) – la voix du Dr Oppong-Fosu porte le poids de l’autorité. Membre du Congrès national démocratique (NDC) et ancien député d’Amenfi Est, il milite depuis longtemps en faveur d’un leadership transformationnel et d’une bonne gouvernance, comme en témoignent ses récents appels à l’abandon des « politiques transactionnelles » au profit de réformes visionnaires.

Cupidité : transformer la nation en un domaine privé

Au cœur du malaise du Ghana, le Dr Oppong-Fosu identifie la cupidité endémique comme un « cancer » dévorant la gouvernance. Les révélations des organismes d’enquête et les vives accusations lancées dans la course au poste de porte-drapeau du Nouveau Parti patriotique (NPP) révèlent un schéma d’impunité, affirme-t-il. Les ressources publiques affectées à l’éducation, aux soins de santé et aux infrastructures ont été siphonnées dans les coffres privés, laissant des millions de personnes dans la pauvreté.

Cette avarice s’étend à l’environnement, où l’exploitation minière illégale – souvent protégée par des personnalités influentes – a provoqué une dévastation écologique. « Les rivières Pra, Ankobra et Offin, autrefois vitales pour des communautés entières, regorgent désormais de déchets toxiques », déplore le Dr Oppong-Fosu. Les terres agricoles sont stériles, les forêts dénudées et les écosystèmes détruits dans une « quête insensée de richesse ». Les retombées ? Une crise imminente de la sécurité alimentaire et de la santé publique qui met en péril les générations futures.

Tragiquement, note le Dr Oppong-Fosu, de nombreuses victimes de ce pillage – celles qui endurent l’eau empoisonnée, le chômage et les moyens de subsistance érodés – continuent de se rassembler derrière les dirigeants mêmes qui perpétuent leurs souffrances. « Ce n’est pas de la loyauté ; c’est de l’autodestruction déguisée en patriotisme. »

Stupidité collective : le piège de la mentalité de troupeau

S’appuyant sur le concept de « stupidité collective » de Carl Jung, le Dr Oppong-Fosu diagnostique un abandon sociétal à la pensée de groupe, où les liens ethniques, les affiliations religieuses et la ferveur partisane éclipsent la raison et les preuves. Dans la politique polarisée du Ghana, le clivage « nous contre eux » règne en maître. « Les communautés négligées depuis des décennies applaudissent encore les dirigeants qui ne donnent pas la priorité à leurs besoins », observe-t-il. La corruption est excusée si elle profite à « notre parti », et les mensonges sont avalés en entier s’ils sont prononcés par « nos dirigeants ».

Cet état d’esprit, affirme-t-il, permet à l’avidité de prospérer et amplifie la peur en tant qu’outil de contrôle. Les citoyens scandent des slogans au milieu d’écoles et d’hôpitaux en ruine, abandonnant le bien commun au profit d’une allégeance tribale ou partisane. « Les citoyens incapables de penser de manière critique sont condamnés à être gouvernés par des égocentriques et des destructeurs de nation », prévient le Dr Oppong-Fosu.

Peur : fabriquer des ennemis pour maintenir le pouvoir

La peur, troisième pilier de la destruction, est manié de main de maître par les élites pour consolider leur domination. Le Dr Oppong-Fosu critique la façon dont les dirigeants attisent les inquiétudes liées à la marginalisation, à la domination ethnique et à la défaite électorale, transformant les compétitions démocratiques en « batailles existentielles ». Un discours politique honnête cède la place à des ennemis fabriqués et à la paranoïa, approfondissant les divisions et étouffant la dissidence.

« Cette politique de la peur détourne l’attention des véritables responsables de notre malaise national », écrit-il. Cela perpétue le sous-développement en rendant les Ghanéens trop effrayés pour exiger des comptes, trop partisans pour discerner la vérité et trop pris au piège dans la folie collective pour échapper à leurs chaînes.

Leçons de la course chaotique à la direction du NPP

Le concours en cours pour le poste de porte-drapeau des centrales nucléaires illustre ce déclin, selon le Dr Oppong-Fosu. Ce qui aurait dû être une bataille d’idées s’est transformé en « insultes, appels tribaux et vendettas personnelles » – un « sport de sang » dépourvu de vision pour l’avenir du Ghana.

Il exhorte le NDC, son propre parti, à éviter un sort similaire. « S’il ne parvient pas à tirer les leçons du chaos interne du NPP et laisse sa propre course à la direction sombrer dans l’acrimonie, les conflits d’ego et le factionnalisme, il gaspillera l’opportunité d’offrir aux Ghanéens une alternative crédible. » Le véritable leadership, insiste-t-il, doit donner la priorité à la vision, à la compétence et au courage moral plutôt qu’au contrôle des factions.

Le bilan visible : une lente pourriture de l’intérieur

Les conséquences sont désastreuses : des rivières charriant la mort au lieu de la vie, des milliards disparus des fonds publics, des institutions capturées et une cohorte de jeunes considérant la corruption comme la norme. « C’est ainsi que les nations s’effondrent – ​​non pas avec une explosion soudaine, mais avec une pourriture lente et régulière de l’intérieur », prévient le Dr Oppong-Fosu.

Le discours public, autrefois un marché d’idées, s’envenime désormais de propos tribaux et de rhétorique creuse, érodant la confiance dans la démocratie elle-même.

Un chemin vers l’éveil : se réapproprier l’esprit

Le mémorandum du Dr Oppong-Fosu ne se termine pas par un désespoir mais par un appel au renouveau. Les Ghanéens doivent ressusciter la pensée critique : remettre en question les récits, rejeter la manipulation et demander des comptes aux dirigeants, quel que soit leur parti. La culture politique devrait évoluer du culte de la personnalité vers des débats politiques, de la mobilisation tribale vers un objectif national.

« La gouvernance doit être traitée comme un mandat sacré et non comme une entreprise personnelle », affirme-t-il. Les intellectuels, en particulier, ont le devoir d’encadrer, de défendre et de favoriser l’engagement civique – faisant écho à ses récents appels en faveur d’un « dialogue national » sur les réformes du leadership.

« La réinitialisation du Ghana commence par l’esprit », conclut le Dr Oppong-Fosu. « Cela commence lorsque les citoyens refusent d’être des pions, lorsqu’ils pensent au-delà de « nous et eux » et lorsqu’ils exigent de l’intégrité, de la compétence et du courage de la part de ceux qui cherchent à diriger. »

Alors que le Ghana approche d’un autre carrefour électoral, les paroles du Dr Oppong-Fosu servent à la fois d’accusation et d’invitation. En invoquant la triade intemporelle des forces destructrices d’Einstein, il nous rappelle : la sagesse, et non la stupidité, doit prévaloir si l’on veut que l’étoile noire brille sans s’estomper.

Le Dr Akwasi Oppong-Fosu, PhD, est analyste de la gouvernance et des politiques et ancien ministre d’État de la République du Ghana. Il est titulaire d’un doctorat en politique publique et gestion et préside actuellement le conseil d’administration du Centre de promotion des investissements du Ghana.