

Mohamud A. Ahmed – Cagaweyne
La Corne de l’Afrique est un théâtre où les courants de l’eau, les lignes de sang et la fumée de conflit s’entrelacent pour définir la survie des nations. Dans cette arène, le président Hassan Sheikh Mohamud de Somalie se rend entre des capitales qui sont des ennemis les unes aux autres, se déplaçant avec une posture qui ne peut être décrite que comme la Diplomatie de l’aspect. Ses mouvements ne suggèrent ni clarté ni conviction, mais un acte d’équilibrage désespéré où l’objectif n’est pas de renforcer la confiance, mais d’échapper à Wrath. Pourtant, une telle position rend la Somalie ni un allié de confiance ni un partenaire crédible. Au lieu de cela, il laisse Mogadiscio dans la position inconfortable d’être utilisé lorsqu’il est pratique, jeté lorsque les intérêts changent.
Monument de dignité de l’Éthiopie
Le grand barrage de la Renaissance éthiopienne de l’Éthiopie (RGO) est plus qu’un projet hydroélectrique. Il s’agit d’une déclaration monumentale de dignité, une correction souverain de l’histoire, un recalibrage de l’injustice séculaire où les traités étrangers ont nié l’Éthiopie sa part légitime du Nil. En construisant le RGO, l’Éthiopie a fait ce que peu de nations africaines ont osé – transformer l’ambition dans l’architecture et la souveraineté en acier. Ce n’est pas un projet pilote mais un phare continental. Il illumine la résilience de l’Éthiopie et ose Afrique à croire que ses ressources peuvent être exploitées pour son propre peuple plutôt que pour des diktats externes.
L’Éthiopie a payé cher ce rêve. Son économie a été tendue, ses relations diplomatiques testées et son peuple a sacrifié leur sang dans des conflits qui, directement ou indirectement, sont liés à son affirmation de la souveraineté. Construire le RGO, c’est supporter non seulement le poids du béton mais aussi le poids du défi contre les siècles de géopolitique du Nil. C’est le sang de l’Éthiopie, et non celui des Égyptes, qui irrigue le sol de la politique de corne. C’est la persistance de l’Éthiopie qui retient la vague du chaos de balayer la région.
Support conditionnel d’Egypte
L’Égypte, en revanche, a joué son rôle en grande partie à travers le prisme du RGO. Pour le Caire, le Nil est existentiel; c’est la vie elle-même. Quatre-vingt-dix-sept pour cent de son eau provient de cette rivière. Pour les Égyptiens, le ROGD représente une main sur la gorge, même lorsque l’Éthiopie promet un remplissage minutieux et une distribution équitable. Ainsi, le Caire a fait pression avec féroce, mobilisant la Ligue arabe, courtisant des alliés et offrant une couverture diplomatique en Somalie, une formation militaire et une aide économique. Pourtant, ce soutien est situationnel. Il est attaché à la survie de la Somalie mais à la survie de l’Égypte. Si la Somalie est utile comme voix dans les forums arabes ou comme un geste symbolique dans la querelle du Caire avec Addis-Abeba, alors soutenez les flux. Sinon, cela diminue. C’est la solidarité des circonstances, et non la solidarité du sacrifice.
Le sang de l’Éthiopie dans le sol de la Somalie
Au-delà des barrages et des traités se trouvent une vérité souvent tacite: l’Éthiopie a sacrifié le sang pour la stabilité de la Somalie. Ses soldats ont traversé les frontières, non pas pour la politique de cérémonie, mais pour combattre al-Shabaab, la menace existentielle rongeant les piliers mêmes du gouvernement fédéral de la Somalie. Des vies éthiopiennes ont été perdues à Beledweyne, Baidoa, Mogadishu et d’innombrables villages sans nom. Ces sacrifices ne sont pas des gestes symboliques. Ce sont des actes de sang et de feu qui ont préservé l’ordre fédéral fragile que Hassan Sheikh préside. Sans bottes et sacrifices éthiopiens, l’arithmétique de la sécurité de la Somalie s’effondrerait. L’Égypte a donné des mots dans les conseils et les fonds dans des cours d’eau étroits, mais l’Éthiopie a donné des vies sur le champ de bataille. Entre les deux, il n’y a pas d’équivalence.
La navette sans visage
Pourtant, Hassan Sheikh se déplace entre le Caire et Addis avec la diplomatie de l’aspect de l’aspect. À Addis, il assiste à l’inauguration du RGO, offrant sa présence comme si elle signalait la solidarité. Au Caire, il murmure l’assurance que la Somalie fait partie de la confrérie arabe. Cette oscillation n’est pas une stratégie mais la survie. C’est un pari qu’en évitant l’alignement de l’entreprise, la Somalie peut éviter la colère. Mais en vérité, la diplomatie sans visage ne gagne aucune confiance durable. L’Égypte utilisera la Somalie aussi longtemps qu’elle amplifie sa voix dans le différend RGOD. L’Éthiopie tolérera l’ambiguïté de la Somalie, mais elle n’oubliera jamais que même si elle saigne dans le sol somalien, Mogadiscio hésite à reconnaître la profondeur de ce sacrifice.
Crédibilité dans les équations géopolitiques
La diplomatie est les mathématiques. La crédibilité est la constante qui donne le sens de l’équation. Lorsque les mots dans un capital contredisent les gestes dans un autre, la constante s’effondre. La Somalie risque d’être perçue comme une variable sans valeur, une nation qui n’ajoute rien de fiable aux équations de ses voisins. L’Égypte calcule la valeur de la Somalie à travers l’objectif du RGO; L’Éthiopie calcule la valeur de la Somalie à travers l’objectif de la sécurité. Si les deux perçoivent Mogadiscio comme jouant un double jeu, le résultat sera une soustraction de soutien des deux côtés.
La fierté et la douleur de l’Éthiopie
L’Éthiopie a gagné le droit de se tenir debout. Le RGO est non seulement un barrage mais un défi de dépendance, une redéfinition de la souveraineté, un testament que l’Afrique peut rêver à grande échelle. Pourtant, la fierté est appariée par la douleur. L’État éthiopien est étiré par les conflits internes, l’inflation et la résistance diplomatique. L’Égypte n’a pas cessé sa campagne; Les pouvoirs externes pèsent; Le changement climatique menace les flux du Nil. Mais même dans sa turbulence, l’Éthiopie reste l’acteur indispensable du klaxon, l’État sans lequel aucune équation de sécurité régionale ne peut se tenir. La survie de la Somalie est enchevêtrée avec la force de l’Éthiopie. Le RGO n’est pas la bataille de la Somalie, mais le sang que l’Éthiopie verse contre Al-Shabaab est la survie de la Somalie.
Un recalibrage politique pour Mogadiscio
Le leadership de la Somalie doit dépasser le confort de l’ambiguïté et recalibrer sa politique étrangère avec un réalisme sobre. L’Égypte peut rester un partenaire précieux dans des théâtres diplomatiques spécifiques, en particulier dans la Ligue arabe et aux Nations Unies. Pourtant, son soutien est épisodique, lié étroitement à la question du RGO, et il est peu probable qu’il ait survécu à la chaleur de ce différend. L’Éthiopie, en revanche, est une constante. Sa proximité, ses intérêts de sécurité entrelacés, son sang ont renversé le sol somalien, et sa vision de l’intégration régionale en fait la pierre angulaire des relations extérieures de la Somalie. Mogadishu doit embrasser cette réalité avec clarté et conviction. Traiter l’Égypte et l’Éthiopie comme des égaux en poids, c’est confondre l’arithmétique avec l’illusion. Le grand livre de l’histoire montre que l’Éthiopie a investi plus profondément dans la survie de la Somalie que le Caire n’a jamais fait ou que jamais. La politique doit refléter cette vérité.
Pour que la Somalie sécurise son avenir, elle doit élaborer une doctrine qui reconnaît l’Éthiopie non seulement en tant que voisine mais comme garantie de stabilité. Cela ne signifie pas de renoncer à la souveraineté ou de devenir subordonné, mais de reconnaître l’ampleur du sacrifice et la gravité de la dépendance. L’Éthiopie n’est pas infaillible et ses défis internes peuvent compliquer sa fiabilité. Pourtant, réduire son rôle, c’est réduire la ligne de sauvetage de la Somalie. Une politique équilibrée est possible, mais l’équilibre ne doit pas signifier la cécité. Mogadishu doit apprendre à dire clairement: l’amitié égyptienne est la bienvenue, mais le partenariat de l’Éthiopie est indispensable.
Conclusion: entre le sang et l’eau
La diplomatie de la navette de Hassan Sheikh peut lui acheter un sursis temporaire de la colère au Caire ou des soupçons à Addis. Mais dans le long calcul de la géopolitique, l’aspect de l’aspect est l’érosion, pas la protection. Le soutien de l’Égypte est lié au RGO, conditionnel et circonstanciel. Le poids de l’Éthiopie, cependant, est sculpté dans le sang, dans l’électricité, dans le sol, en sacrifice. La Somalie ne peut pas se permettre de traiter les deux comme égales. L’Éthiopie mérite une plus grande reconnaissance dans la politique somalienne, non seulement pour la construction du plus grand barrage de l’Afrique, mais pour le saignement pour garder le Mogadiscio debout.
Entre le sang et l’eau, les échelles de gratitude doivent être claires. Pour l’Éthiopie, la Somalie doit la reconnaissance de sacrifices qui ne peuvent être mesurés que par des mots. En Égypte, la Somalie pourrait prolonger la courtoisie diplomatique. Mais pour l’Éthiopie, la Somalie doit étendre la reconnaissance, le respect et le partenariat. Rien de moins n’est pas seulement une ingratitude mais une cécité stratégique.
Mohamud A. Ahmed – Cagaweyne est chroniqueur, analyste de sécurité et politique et chercheur au Greenlight Advisors Group – Somalie Region en Éthiopie. Il peut être atteint à: +251900644648
Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info
Pour soumettre Communiqué de presseEnvoyer une soumission à info@Togolais.info





