La controverse autour de la présence des avocats de l’ancien PDG de la National Food and Buffer Stock Company, Abdul Hana-Wahab Aludiba, et de son épouse, Faiza Seidu Wuni, dans les bureaux du Bureau du crime économique et organisé (EOCO) pendant la période de leur arrestation et de leur détention, a été apaisée par le directeur exécutif de l’EOCO, M. Raymond Archer.
Le procureur général adjoint, le juge Srem-Sai, s’adressant aux médias le jeudi 7 mai 2026, a affirmé que contrairement aux allégations de l’ancien procureur général et ministre de la Justice, Godfred Yeboah Dame, les avocats de Hanan et de son épouse ne s’étaient pas vu refuser l’accès à leurs clients pendant la période de leur arrestation et de leur détention par l’EOCO, car ils ne se sont pas présentés à l’EOCO pour s’occuper de leur client, mais ont plutôt eu recours à des entretiens avec les médias.
Cependant, dans une contradiction flagrante dans une interview radiodiffusée sur une station de radio basée à Accra, Joy FM, dans son programme populaire Newsfile, M. Raymond Archer a admis que les avocats de Dame & Partners, les avocats de Hanan Abdul Wahab et de son épouse, se trouvaient dans les bureaux d’EOCO à partir du moment où le couple a été arrêté. Cependant, il (Raymond Archer) ne pouvait pas s’occuper d’eux car il était en train d’interroger d’autres suspects. M. Archer a indiqué qu’il entreprenait personnellement tous les interrogatoires et qu’il ne pouvait donc pas avoir le temps de s’occuper de Hanan, soulignant qu’il avait quitté le bureau à 1 heure du matin le premier jour de détention de Hanan. Il a affirmé que si les avocats avaient eu le temps, il se serait occupé d’eux dès le premier jour. On peut se demander si Raymond Archer souhaitait que les avocats attendent après 1 heure du matin le premier jour avant de trouver le temps de s’occuper d’eux.
Racontant la séquence des événements, Raymond Archer a affirmé que Hanan et sa femme avaient été placés sous la garde de l’EOCO le mardi 5 mai 2026. Immédiatement, il est tombé malade après avoir été nourri avec une tourte à la viande et une boisson maltée. Hanan a été transporté à l’hôpital et, selon Raymond Archer, il est revenu tard de l’hôpital. Lorsque Hanan est revenu de l’hôpital, ils (les agents de l’EOCO et Raymond) étaient en plein interrogatoire et ne pouvaient pas s’occuper de lui. Selon Raymond Archer, ce jour-là, il a terminé son travail et a quitté le bureau vers 1 heure du matin. C’est pourquoi il ne pouvait pas s’occuper de Hanan. Il a en outre déclaré que si les avocats de Hanan avaient été là au moment où il avait terminé son travail, il s’en serait occupé.
Le deuxième jour également, selon le directeur exécutif de l’EOCO, les avocats de Hanan sont venus à l’EOCO et ont demandé à le voir car c’est lui qui mène personnellement tous les interrogatoires. Lorsque les avocats sont arrivés, il était à nouveau engagé dans un certain nombre d’interrogatoires – dans les affaires Kofi Jumah, PDS et COCOBOD.
Les avocats de Dame & Partners sont venus rencontrer l’équipe du PDS. Il ne pouvait pas s’occuper d’eux parce que lui, Raymond devait d’abord s’occuper de Minkah Premo. Il (Raymond Archer) se demandait donc si les avocats de Dame & Partners souhaitaient qu’il saute le processus pour Minkah Premo. Les avocats sont repartis plus tard dans la journée après avoir attendu jusqu’à environ 17 heures. Lorsqu’il en a fini avec Minkah Premo, il a demandé à voir les avocats. On lui a dit qu’ils étaient partis. Il a demandé à les rappeler. Alors que les avocats ne revenaient pas, il a accordé une libération sous caution à Hanan et à sa femme vers 19 heures.
S’ensuit ce qui suit dans l’entretien entre l’animateur de l’émission, Samson Ladi Anyeni et M. Raymond Archer.
Samson : Mardi, (Hanan et sa femme) ont été libérés par le tribunal et vous les avez arrêtés dans les locaux du tribunal. Les avocats les ont suivis jusqu’à EOCO. Lorsqu’ils les ont suivis jusqu’à l’EOCO, ils n’y ont pas eu accès. Ce que vous dites, c’est qu’ils avaient demandé à vous voir parce qu’on leur avait demandé de vous voir, mais qu’ils ne pouvaient pas vous voir parce que vous étiez occupé à faire plusieurs choses. Comme vous l’avez dit, Hanan se voit servir une boisson maltée et une tourte à la viande. Il se plaint et commence à vomir. Vous l’avez emmené à l’hôpital et il est revenu dans la soirée. Est-ce exact ?
Raymond : Quand un suspect dit qu’il est malade, je ne peux rien faire. Je ne suis pas médecin.
Samson : À quelle heure Hanan est-elle revenue de l’hôpital à EOCO ?
R : Je dois vérifier. Tout est enregistré. Lorsque vous êtes avocat et que vous attendez votre client, vous ne savez pas combien d’autres avocats attendent également ? S’ils (les avocats de Hanan) avaient attendu que je termine, ils les auraient vus.
Samson : Les avocats vous ont téléphoné à plusieurs reprises, selon eux. Est-ce exact ?
Raymond : Je n’ai pas vu leurs appels.
Samson : J’ai vu un journal d’appels qui montre qu’ils vous ont appelé. Cela montre qu’il y a eu au moins 2 appels, un à 13h04 et un autre à 18h02.
Raymond : C’est donc de cela que vous parlez ? Je ne sais pas qui appelle.
Samson : Je soupçonne que vous aviez le numéro de téléphone de Godfred Dame.
Raymond : Maintenant vous me demandez si j’avais enregistré son numéro de téléphone.
Samson : Alors mercredi, le lendemain, ils sont revenus et ils ont même choisi d’utiliser les heures normales de visite ouvertes au public pour voir leur client. Celui-là aussi leur a été refusé.
Raymond : Alors, c’est ce que je vous dis. Nous étions occupés avec M. Minkah Premo et je ne sais pas s’ils s’attendaient à ce que nous les prenions en plus de M. Minkah Premo.
Samson : Alors la question qui se pose est la suivante : si vous pouviez libérer un client à un moment où ses avocats n’étaient pas disponibles le deuxième jour, comment pourriez-vous ne pas le libérer le premier jour ?
Raymond : Si on veut libérer une personne, ce n’est pas comme si on la libérait au téléphone…
Samson : C’est Hanan qui n’a pas pu être libéré le premier jour parce qu’il était malade, comment as-tu pu ne pas libérer sa femme qui n’était pas malade ?
Raymond : Tu vois maintenant ce qu’ils font ? Est-ce qu’ils abandonnent l’histoire de Hanan et se concentrent sur sa femme ?
Samson : Non, c’est moi qui pose des questions sur la femme de Hanan parce qu’elle était en garde à vue avec lui…
Samson : Ce sont des avocats qui disent avoir été à votre bureau pendant 30 heures au total, et vous dites toujours qu’ils n’étaient pas disponibles ?
Raymond : Est-ce que les 30 heures incluent le temps où Hanan était à l’hôpital ?
Samson : Vous n’avez pas répondu à ma question, à savoir qu’ils étaient déjà en liberté sous caution, vous auriez pu les laisser en liberté sous caution selon les anciennes conditions de libération sous caution ?
Raymond : Samson, ils étaient en état d’arrestation. Nous aurions pu les retenir pendant 48 heures. Nous les avons laissés partir avant cette heure. Qu’est-ce qu’il y a à ce sujet ? Vous avez dit vous-même que le premier cas avait été retiré, nous les avons de nouveau arrêtés. Nous aurions pu les retenir pendant 48 heures. Nous avons été plutôt magnanimes en restant tard dans la nuit et en veillant à ce que ces gens rentrent chez eux. Le seul problème que j’ai, c’est que lorsqu’ils sont arrivés, ils voulaient que tout s’arrête et que tout le monde écoute Hanan parce qu’il y a un tapis rouge à dérouler pour l’ancien procureur général. Ce genre d’état d’esprit, je ne le tolérerai pas.






