Fannie Nkosi restera en détention jusqu’à mercredi

Maria

Fannie Nkosi restera en détention jusqu'à mercredi

Le sergent Fannie Nkosi, suspendu, devra passer encore deux nuits derrière les barreaux, le jugement sur sa libération sous caution devant être rendu mercredi.

Nkosi est retourné devant le tribunal de première instance de Pretoria Nord pour des affaires liées aux armes à feu après que sept armes à feu ont été trouvées à son domicile lors d’un raid au début du mois.

Il est également accusé d’être en possession de dossiers, dont l’un a disparu depuis 10 ans, les procureurs l’accusant d’avoir caché des dossiers pour faire échouer les enquêtes policières.

Lorsque Nkosi est entré sur le banc des accusés, il a immédiatement affaissé ses épaules, détournant son visage des médias tout en mâchant du chewing-gum.

Mais le magistrat Thandi Theledi l’a immédiatement réprimandé, lui disant de s’asseoir et lui faisant prendre conscience qu’il ne pouvait pas mâcher devant le tribunal.

A LIRE AUSSI : Commission Madlanga : le directeur financier suspendu de Tshwane, Mnisi, grillé sur la liste d’appel d’offres du sergent Nkosi

Lors des débats, l’avocat de Nkosi, Siza Dlali, a accusé l’État de formuler des allégations sans fondement.

« Rien ne prouve que M. Nkosi influencera les membres de l’équipe nationale qui témoigneront contre lui lors du procès principal. »

Mais l’avocate de l’État, Tholoana Sekhonyana, insiste sur le fait qu’il existe des risques majeurs à autoriser la libération sous caution de Nkosi.

« Certaines des infractions dont il est accusé, par exemple le fait de faire échouer la justice, ont été soigneusement planifiées, exécutées et ont persisté pendant une longue période. Il a montré son mépris pour l’État de droit. »

Le magistrat Theledi a demandé deux jours pour examiner les preuves.

Le jugement est prévu mercredi.