Ipi Tombe souffre probablement du syndrome du plafond de verre lorsqu’il s’agit de débattre sur le cheval de course GOAT.
Les connaisseurs du sport automobile sont généralement heureux d’admettre qu’elle est peut-être la « meilleure femelle » que nous ayons vue, mais ce n’est « qu’une fille », après tout.
Des pouliches et des juments exceptionnelles au fil des années, comme « Galloping Goldmine » Empress Club, ont été également rejetées, mais ne devraient peut-être pas être mises en boîte et scellées avec autant de désinvolture.
Contre toute attente
Ipi Tombe a sans doute accompli plus et surmonté des défis plus importants que de nombreuses superstars masculines avec lesquelles elle est défavorablement comparée.
Premièrement, la petite-fille de M. Prospector était une toute petite chose, pas douée sur le plan physique, avec tous ses exploits dévastateurs venant du cœur et de la volonté.
Deuxièmement, elle est sortie d’un haras dans la brousse du Zimbabwe à une époque où ce pays était en crise économique en raison des invasions de fermes et d’autres folies politiques.
Troisièmement, elle a gagné partout où on lui demandait, dans différents pays, sur différentes pistes, pour différents propriétaires, entraîneurs et jockeys.
Elle portait du poids ou se délectait de l’allocation. Elle n’a jamais laissé tomber personne – surtout pas les parieurs.

Un héritage dont on se souvient
Cette légende est la raison pour laquelle il existe une course qui porte son nom et celui de son grand entraîneur – le Mike de Kock Ipi Tombe Challenge de niveau 2, dont la quatrième reprise a eu lieu hier à Turffontein, jour férié de la Réconciliation.
D’ailleurs, la pouliche grise qui jaillit du panneau publicitaire sous le regard admiratif de Mike de Kok n’est pas Ipi Tombe, comme beaucoup d’observateurs auraient pu l’imaginer.
Il s’agit de White Pearl, le vainqueur de la course 2024 formé par De Kock. Ipi était décidément une baie.
Le citoyen







