

Toronto – DW réagit à la suspension de ses journalistes en Éthiopie suite à des violations présumées de la loi sur les médias. Il exhorte le gouvernement à rétablir les licences des journalistes.
Barbara Massing, directrice du DW, aurait déclaré : « La restriction de la couverture depuis l’Éthiopie est très préoccupante ». Neuf journalistes travaillant dans toute l’Éthiopie pour le radiodiffuseur ne couvrent pas actuellement les reportages suite à ce qui a été décrit comme une suspension temporaire.
Dans une réponse à l’Autorité éthiopienne des médias de masse (EMA), le directeur a déclaré que des millions d’Éthiopiens « continuent de compter sur nous ». [DW] pour une information neutre et indépendante. Laissez nos collègues poursuivre leur travail sans restriction.»
D’après ce qu’elle a écrit, sur la base du rapport DW Amharic, la fermeture du service VOA Amharic semble avoir eu un impact sur la dépendance accrue à l’égard du service DW Amharic.
Jeudi, la source a annoncé avoir reçu une lettre de l’EMA indiquant que les journalistes de DW Amharic sont « temporairement suspendus ».
Les autorités affirment que la suspension est due à une violation de la loi, à des discours de haine et à de fausses informations. Cependant, la lettre envoyée au radiodiffuseur ne précisait pas le contenu qu’elle qualifiait ainsi.
DW a demandé des explications détaillées sur les prétendues violations de la législation et l’identification des contenus qui auraient provoqué la suspension.
L’autorité est également invitée à lever la suspension de toute urgence.
La division amharique de DW poursuivra ses activités avec ses employés à Bonn et dans d’autres parties du monde, a-t-on indiqué. DW Amharic a cité un rapport de Reporters sans frontières pour souligner que l’Éthiopie est classée 145e sur 180 pays qui imposent la censure aux médias.
La répression de la liberté de la presse s’est intensifiée ces derniers mois en Éthiopie, au point que des journalistes ont été enlevés sur leur lieu de travail et même à leur domicile (lire les détails ici)
D’un autre côté, des violations flagrantes des droits humains ont été signalées – notamment des exécutions extrajudiciaires et des attaques de drones ciblant des civils – en relation avec le conflit dans le pays. Bien que des organisations de défense des droits humains de renom – notamment Amnesty International et Human Rights Watch – en aient fait état, il a également été rapporté que ces violations ne sont pas signalées en raison des restrictions imposées par le gouvernement aux journalistes et aux enquêteurs des droits humains.
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