Déclaration officielle du bureau de l’administration de la zone Welkait Tegede Setit Humera

Maria

Réponse au rapport de Human Rights Watch intitulé « Éthiopie : persécution incessante des Tigréens »

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Administration de la zone Welkait Tegede Setit Humera
Communiqué de presse

L’Administration a examiné attentivement le récent rapport publié par Human Rights Watch (HRW) concernant la situation dans la zone Welkait Tegede Setit Humera (WTSH). Tout en reconnaissant le rôle important que les organisations de défense des droits de l’homme peuvent jouer dans la promotion de la responsabilité et de la transparence ; nous souhaitons exprimer notre préoccupation concernant les limites méthodologiques du rapport, les fausses allégations et la formulation, ainsi que ses éventuelles implications erronées.

Le rapport indique que des entretiens ont été menés avec 40 personnes, dont 17 auraient été déplacées de la région. À notre avis, une taille d’échantillon aussi limitée justifie un examen attentif avant de pouvoir tirer des conclusions définitives. On peut se demander si ces entretiens constituent une base fiable ou représentative des graves allégations formulées. Cela soulève des préoccupations légitimes quant à d’éventuels biais ou influences externes dans le processus de collecte d’informations.

Les entretiens à distance, en particulier dans les zones touchées par des conflits, présentent des défis bien connus en matière de vérification de l’identité, de l’emplacement et des motivations des sources. La Corne de l’Afrique continue de faire face à d’importantes dynamiques de guerre de l’information. En conséquence, il existe une base raisonnable pour considérer que certaines sources peuvent être affiliées à des réseaux de défense organisés plutôt que de refléter les opinions de la population locale en général, y compris des liens potentiels avec le Front populaire de libération du Tigré (TPLF).

Le rapport qualifie la zone de « Tigré occidental contesté ». L’Administration souhaite noter que cette désignation ne reflète pas la revendication historique et constitutionnelle de longue date des communautés de la zone WTSH. Aux termes de l’Accord de paix de Pretoria, la zone est qualifiée de territoire contesté. Notre camp respecte cette désignation, non pas parce que nous reconnaissons que le territoire est véritablement contesté, mais parce que nous restons déterminés à donner la priorité à la paix et au dialogue constructif plutôt qu’à la poursuite du conflit. Il convient également de rappeler que la région a été incorporée de force et illégalement à la région du Tigré en 1991 par le gouvernement alors dirigé par le TPLF, avant l’adoption de la Constitution du FDRE.

Le rapport utilise le terme « nettoyage ethnique », une désignation qui a un poids juridique spécifique en vertu du droit international. En outre, le chiffre de 740 000 personnes déplacées semble provenir de sources associées aux structures administratives alignées sur le TPLF, qui pourraient avoir intérêt à gonfler le nombre de personnes déplacées et à maximiser les allocations d’aide.

Malgré cela, il est important de préciser que des milliers de Tigréens continuent de vivre en paix aux côtés du peuple autochtone Amhara dans la zone WTSH. Il y a plusieurs mois, l’administration de zone s’est explicitement félicitée du retour des personnes déplacées à l’intérieur du pays, à la seule exception des individus impliqués dans des actes criminels. Nous devons également souligner que la justice doit être respectée pour tous, sans exception.

Pour citer des exemples spécifiques tirés du rapport actuel : il est allégué que les Tigréens de souche se voient refuser des cartes d’identité, sont confrontés à une liberté de mouvement restreinte et sont soumis à des arrestations arbitraires. Sur la base de notre connaissance directe de la situation, nous pouvons affirmer avec certitude que ces affirmations sont infondées. Ils semblent motivés par des motivations politiques visant à faciliter le retour du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) dans la région, plutôt que de s’occuper du véritable bien-être des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

En fait, lors de la récente attribution de terrains urbains dans la ville de Humera, les personnes ne disposant pas d’un logement adéquat dans la ville ont été traitées sur un pied d’égalité, sans aucune forme de discrimination ethnique. Ce fait peut être vérifié par l’observation et l’évaluation sur le terrain.

Cette administration estime que le rapport de HRW donne la priorité à un récit prédéterminé plutôt qu’à une évaluation équilibrée et fondée sur des preuves. Ses recommandations, notamment des sanctions ciblées et une intervention internationale, risquent d’exacerber les tensions existantes au lieu de les résoudre. De telles mesures ne serviraient pas la cause des droits de l’homme mais pourraient au contraire ouvrir la porte au retour des acteurs mêmes qui ont contribué au déclenchement initial du conflit dans la région.

Nous tenons également à rappeler qu’en avril 2022, la même organisation a publié un rapport faisant état d’un « nettoyage ethnique » et d’expulsions forcées dans la zone WTSH. Si de telles affirmations étaient exactes, la récente affirmation d’une discrimination institutionnelle persistante serait incompatible avec les faits sur le terrain. Cette contradiction apparente suggère que les rapports antérieurs étaient basés sur des informations non vérifiées ou incomplètes.

Ainsi, nous restons engagés à :

1. Processus indépendant d’enquête et de vérification pour garantir la sécurité des civils ;

2. Le retour sûr, volontaire et digne des personnes déplacées à l’intérieur du pays, à l’exclusion des auteurs de crimes se trouvant dans la zone WTSH ;

3. Résoudre les problèmes par le biais de mécanismes constitutionnels et juridiques ;

4. Faire respecter l’État de droit, en tenant les individus pour responsables de crimes spécifiques, quelle que soit leur appartenance ethnique ; rejetant les accusations sans fondement et politiquement motivées.

Nous exhortons respectueusement la communauté internationale à mettre de côté les affirmations non vérifiées et déséquilibrées de ce rapport et à apporter plutôt son soutien aux processus de paix menés par l’Éthiopie, qui offrent la voie la plus durable vers la paix, la stabilité, la justice et la réconciliation.

Respectueusement,

24 avril 2026 CG

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